PARIS (AFX) - L'avionneur européen Airbus a annoncé jeudi
avoir rompu ses négociations avec l'allemand MT Aerospace pour la vente de trois
usines en Allemagne, mais les continue avec le français Latécoère et l'anglais
GKN pour la cession de ses sites en France et en Grande-Bretagne.
"Il n'était tout simplement pas possible de poursuivre nos négociations avec
OHB", maison mère de MT Aerospace, a déclaré jeudi Tom Enders, patron de Airbus,
cité dans un communiqué, à propos des usines de Varel (nord), Nordenham (nord)
et Augsbourg (sud), en Allemagne.
Et d'expliquer: "Nous avons toujours dit que nous voulions une solution
économique et industrielle viable. Nous voulons assurer l'avenir de nos sites
avec des partenaires forts qui partagent les coûts de développement et de
nouvelles technologies et qui sont capables de livrer des produits à des prix
compétitifs".
En revanche, les négociations continuent avec le français Latécoère pour la
vente des sites de Méaulte (Somme) et Saint-Nazaire-ville (Loire-Atlantique) en
France et avec l'anglais GKN pour le site de Filton (sud) en Grande-Bretagne, a
précisé à l' un porte-parole d'Airbus, Rainer Ohler. Et celles-ci doivent
s'achever à l'été, conformément à ce qui avait été prévu, a-t-il ajouté.
MT Aerospace, Latécoère et GKN avaient été sélectionnés en décembre dernier
comme repreneurs préférentiels des six sites de production pour Airbus,
spécialisés dans les aérostructures --fuselage, nez, aile, empennage des
avions--, et devaient achever leurs négociations à l'été.
Airbus ne renonce pas pour autant à la vente des trois sites allemands.
"Jusqu'à hier soir, nous avons négocié avec OHB. A partir de maintenant nous
sortons tous les radars pour trouver un autre investisseur", a dit M. Ohler.
Interrogé sur la possibilité d'un rachat par l'américain Spirit, qui avait été
évoqué auparavant, il a dit: "tout est possible".
Concernant le site allemand d'Airbus à Laupheim (sud), chargé des
aménagements intérieurs, également en quête d'acheteur et pour l'instant sans
repreneur préférentiel, les négociations continuent, a-t-il ajouté. "La décision
sur le nom d'un partenaire sera annoncé dans les prochaines semaines", a-t-il
dit. "Cela pourrait aussi bien être un français, qu'un allemand, qu'un
américain. Nous prendrons le meilleur pour Airbus", a-t-il dit.
Le président exécutif du groupe europén d'aéronautique et de défense EADS,
Louis Gallois, a reconnu jeudi que la crise financière "rendait plus difficile"
la vente de sept usines du groupe en Europe, tout en indiquant que "des
discussions se poursuivent dans les trois pays concernés", à savoir
l'Angleterre, l'Allemagne et la France.
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