Airbus garderait 60% des usines allemandes, selon le JDD
PARIS (AFX) - Airbus prévoit de conserver ses trois usines
allemandes, qui seraient logées dans une filiale détenue à 60% par l'avionneur
européen, les 40% restants étant apportés par la banque publique allemande KFW
et un fonds d'investissement des Emirats arabes unis, selon le JDD.
Le journal ajoute que les gouvernements français et britannique refuseront
alors d'être "moins bien traités que les Allemands" et qu'Airbus "devrait donc
garder le contrôle majoritaire de l'ensemble des usines".
Airbus n'était pas immédiatement joignable dimanche.
L'avionneur européen a annoncé jeudi avoir rompu ses négociations avec
l'allemand MT Aerospace pour la vente de trois usines en Allemagne, mais les
poursuivre avec le français Latécoère et l'anglais GKN pour la cession de ses
sites en France et en Grande-Bretagne.
MT Aerospace, Latécoère et GKN avaient été sélectionnés en décembre dernier
comme repreneurs préférentiels des six sites de production pour Airbus,
spécialisés dans les aérostructures --fuselage, nez, aile, empennage des
avions--, et devaient achever leurs négociations à l'été.
Leur cession s'inscrit dans le plan de restructuration et d'économies
d'Airbus Power 8, annoncé en février 2007 face aux retards de livraison de
l'avion géant A380 et au coût du futur long-courrier A350 XWB.
Selon le JDD, le nouveau schéma pour les usines allemandes permettrait à
Airbus d'économiser malgré tout une partie de la facture de l'A350.
Le journal ajoute qu'en France, le partenariat avec Latécoère ne sera pas
remis en cause, mais que le groupe français "pourrait voir sa participation
tomber à 40%, au lieu des 60% initialement prévus".
L'équipementier français a indiqué à la mi-mars qu'il espérait finaliser les
modalités d'acquisition des usines de Méaulte (Somme) et Saint-Nazaire-ville
(Loire-Atlantique) "dans le courant du deuxième trimestre".
Dans ce cadre, Latécoère prépare une augmentation de capital de 300 millions
d'euros pour financer son plan de développement. La partie réservée a notamment
fait l'objet d'une manifestation d'intérêt de la Caisse des dépôts.
Mais plusieurs journaux ont fait état de difficultés à boucler cette
opération, qui présente aussi le risque d'une prise de contrôle par des capitaux
étrangers.
jlb/but/ide
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