Alcatel-Lucent: la France dément l'entrée de l'Etat au capital
PARIS (AFX) - Le gouvernement français a démenti mercredi toute
entrée de l'Etat au capital de l'équipementier Alcatel-Lucent, qualifiant cette
information de presse de "pures spéculations".
Sous le titre "l'Etat n'exclut pas d'entrer au capital d'Alcatel-Lucent", le
magazine Challenges évoquait "le scénario d'une entrée, directe ou indirecte, de
l'Etat au capital d'Alcatel-Lucent".
Toujours selon le magazine, le président Nicolas Sarkozy devrait faire une
annonce sur ce dossier sensible lundi 3 mars à l'occasion de l'inauguration du
salon CeBit des hautes technologies, à Hanovre (Allemagne).
Interrogé lors d'un point de presse, Laurent Wauquiez, porte-parole du
gouvernement, a répondu: "J'ai entendu comme vous ces rumeurs (...) ce sont de
pures spéculations et je les démens de la façon la plus ferme".
De son côté, le ministère de l'Economie et des Finances a assuré qu'une
telle prise de participation n'était "pas du tout envisagée".
Sur son site, Challenges cite les propos d'un conseiller de Bercy selon
lequel "toutes les options sont ouvertes", même si le scénario d'une prise de
participation n'est "actuellement pas privilégié".
Le 26 février, dans Les Echos, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde,
s'était montrée "très sceptique quant à la stratégie d'Alcatel" et avait
réaffirmé "l'extrême vigilance" du gouvernement sur la politique de l'emploi de
ce groupe.
Depuis la fusion en décembre 2006 entre le français Alcatel et l'américain
Lucent, la nouvelle entité accumule les difficultés et a procédé à plusieurs
plans de restructuration, comprenant des milliers de suppressions d'emplois dans
le monde et en France.
ave-ms/jlb/bfi
|