ATTENTION - Ajoute commentaire du ministre de l'Economie ///
FRANCFORT (Allemagne) (AFX) - Le taux de chômage a encore
baissé en Allemagne au mois de février, aidé à la fois par la bonne santé des
entreprises et un hiver doux, selon des chiffres diffusés jeudi par l'Agence
pour l'emploi.
En février, le taux de chômage brut, qui fait référence dans le débat
public, est descendu à 8,6% après 8,7% le mois d'avant.
Au total, 3,617 millions de personnes étaient à la recherche d'un emploi,
soit 42.000 de moins que le mois d'avant.
"La demande en main-d'oeuvre des entreprises reste à un niveau très élevé",
a commenté le président de l'agence Frank Weise, cité dans un communiqué. Le
nombre des places vacantes frôlait le million (avec quelque 999.000).
"La bonne évolution du marché du travail de ces derniers mois se poursuit.
Le chômage continue à baisser, les emplois soumis à cotisation sociale à
augmenter", a-t-il ajouté.
L'amélioration du marché du travail se reflète aussi nettement dans les
chiffres en données corrigées variations saisonnières, jugées par les
économistes plus représentatives de l'état du marché.
Le nombre de chômeurs a diminué de 75.000, un résultat nettement meilleur
que la baisse de 50.000 prévue par le consensus du marché. Le taux en CVS
descend ainsi à 8%, son plus bas niveau depuis plus de 15 ans.
"Malgré le ralentissement cyclique de l'économie allemande, les perspectives
pour l'emploi restent clairement orientées à la hausse, ce qui permet d'attendre
un nouveau déclin substantiel du chômage d'environ 300.000 personnes" au total
cette année, commente Alexander Koch, analyste chez UniCredit.
La décrue progressive du chômage, même si elle devrait ralentir dans les
mois à venir, "devrait relancer la consommation", espère Timo Klein, de Global
Insight. Le gouvernement fonde tous ses espoirs cette année sur un réveil des
consommateurs, jusqu'à présent toujours léthargiques, pour prendre le relais
d'exportations en perte de vitesse à cause du ralentissement de la croissance
mondiale.
Cette nouvelle embellie est liée essentiellement à la robustesse de
l'économie et des entreprises, explique l'agence. L'hiver jusqu'ici clément a
aussi donné un coup de pouce en permettant le maintien d'activités de plein air,
comme dans le bâtiment.
Le ministre conservateur de l'Economie, Michael Glos, a salué jeudi la
nouvelle décrue du chômage dans un communiqué, et en a profité pour repartir à
l'attaque contre les revendications des syndicats d'un salaire minimum en
Allemagne.
"Le marché du travail évolue de manière dynamique depuis deux ans. Les
partisans du salaire minimum n'en tienent pas compte: la demande de
main-d'oeuvre est forte et se traduit par une augmentation de salaires", a-t-il
commenté.
Et d'ajouter: "Ce qui fait profiter les salariés de la croissance, ce n'est
pas un salaire minimum, mais la forte demande de main-d'oeuvre."
Un jugement qui contraste cruellement avec l'annonce ces derniers jours de
plans sociaux géants par plusieurs poids lourds de l'industrie allemande, malgré
de bons résultats pour l'année écoulée.
Le constructeur automobile allemand haut de gamme BMW et le fabricant de
produits d'entretien et hygiène Henkel se sont rajoutés à la liste mercredi en
annonçant la suppression de 8.100 emplois pour le premier, 3.000 postes pour le
second. Peu avant, le grand conglomérat Siemens avait annoncé qu'il se séparait
de 6.800 salariés.
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