PARIS (AFX) - La Bourse de Paris repartait en baisse mercredi
matin, le CAC 40 cédant 0,44% après avoir frôlé le seuil des 5.000 points,
malgré la hausse de Wall Street et une cascade de résultats de sociétés
conformes ou supérieurs aux attentes.
A 09H40 (08H40 GMT), l'indice parisien vedette perdait 21,68 points à
4.951,39 points, dans un volume d'échanges de 717 millions d'euros, après avoir
gagné 1,96% lundi et 1,09% mardi, et ouvert en hausse mercredi.
Londres abandonnait 0,42%, Francfort 0,03% et l'Eurostoxx 50 0,08%.
Wall Street et Tokyo ont terminé en progression, aidées par l'autorisation
accordée au groupe informatique IBM de racheter ses propres actions et par la
dissipation de nuages autour du rehausseur de crédit MBIA, le Dow Jones gagnant
0,91%, le Nasdaq 0,75%, et le Nikkei 1,49%.
Mais, facteur pénalisant pour les places européennes, l'euro est repassé
mercredi matin au-dessus du seuil de 1,50 dollar, après l'avoir dépassé pour la
première fois la veille au soir, établissant un nouveau record historique à
1,5047 dollar à New York.
"Sur le fond, la hausse de la devise européenne depuis plusieurs mois est un
élément négatif sur la rentabilité des entreprises européenne et pourrait
indirectement peser sur l'emploi", ont estimé les analystes du courtier Aurel,
jugeant toutefois qu'il ne fallait pas en surestimer l'impact immédiat.
Selon eux, "la corrélation de la Bourse avec les changes est très faible"
depuis plusieurs mois, et "les investisseurs seront plus sensibles à court terme
aux bonnes nouvelles outre-Atlantique, notamment sur le secteur financier" et en
particulier les rehausseurs de crédit.
Les cours du Brent de la mer du Nord évoluaient quant à eux autour de leur
record à 100 dollars le baril, atteint pour la première fois mardi à Londres,
tandis que le pétrole brut négocié à New York évoluait au-dessus de la barre des
101 dollars le baril, avant la réunion de l'Opep.
Aux Etats-Unis, les investisseurs attendent la publication des commandes de
biens durables à 14H30 (13H30 GMT), des ventes de logements neufs à 16H00 (15H00
GMT) et des stocks hebdomadaires de pétrole brut à 16H30 (15H30 GMT).
VALLOUREC (+2,33% à 143,80 euros) prend la tête des valeurs vedettes,
soutenu par le relèvement de "neutre" à "achat" de la recommandation de Merrill
Lynch sur le titre.
STMICROELECTRONICS (+1,58% à 8,52 euros) grimpe alors que l'Etat français a
annoncé le rachat à Finmeccanica d'"environ 2,85 % du capital" du groupe
franco-italien, pour un montant de 260 millions d'euros soit 10 euros par
action, représentant une prime de 19% sur le cours de clôture de mardi.
PPR (+1,29% à 96,72 euros) a dégagé en 2007 un bénéfice net de 922 millions
d'euros, en hausse de 34,6% par rapport à 2006, supérieur aux attentes
d'analystes qui prévoyaient 851,93 millions. Le groupe prévoit de verser un
dividende de 3,45 euros au titre de l'exercice écoulé, 15% supérieur à 2006.
GDF (+0,91% à 37,72 euros), qui doit fusionner avec le groupe d'énergie et
d'environnement SUEZ (+0,77% à 41,99 euros) avant fin juin, a dégagé en 2007 un
bénéfice net en hausse de 7,6% à 2,5 milliards d'euros.
ACCOR (-2,54% à 51,85 euros) ne profite guère de ses résultats 2007
meilleurs qu'attendu et de l'annonce d'un retour aux actionnaires pour 750
millions d'euros au total, par le biais d'un rachat d'actions et d'un dividende
exceptionnel.
BOUYGUES (-7,57% à 47,20 euros) est violemment sanctionné malgré la
publication de résultats en ligne en 2007, et la prévision d'une hausse de 9% de
son chiffre d'affaires en 2008.
IPSEN (-0,12% à 41,85 euros) a dégagé un bénéfice net de 150,6 millions
d'euros en 2007, en hausse de 4,6% et légèrement supérieur aux attentes des
analystes qui tablaient sur 144,36 millions d'euros, selon le consensus établi
par Thomson IBES.
AREVA (+0,42% à 709 euros) a dégagé en 2007 un bénéfice net en hausse de
14,5% à 743 millions d'euros, sur lequel sa patronne Anne Lauvergeon s'est
appuyée pour demander à nouveau une ouverture du capital du groupe, qu'elle
refuse de fusionner avec Alstom.
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