Bourse de Paris: le CAC 40 souffre des vents défavorables (-1,96%)
PARIS (AFX) - La Bourse de Paris était en nette baisse jeudi
après-midi, le CAC 40 reculant de 1,96% et souffrant des vents défavorables que
représentaient la hausse des cours de l'euro et du pétrole, à laquelle
s'ajoutait un mauvais accueil pour des publications de société.
A 15H52 (14H52 GMT), l'indice parisien descendait de 97,54 points à 4.871,28
points, dans un volume de transactions de 4,6 milliards d'euros.
Londres cédait 1,33%, Francfort 1,42% et l'Eurostoxx 50 1,48%. A la Bourse
de New York, l'indice Dow Jones perdait 0,77% et le Nasdaq 0,44%.
L'euro a une nouvelle fois battu son record historique jeudi, à 1,5149
dollar, tiré à la hausse par les propos du président de la Réserve fédérale
américaine la veille, qui laisse entrevoir une baisse des taux d'intérêt aux
Etats-Unis.
"Quand on voit la vitesse à laquelle dérape le dollar, une réaction de la
Banque centrale européenne devient inéluctable", a commenté un vendeur d'actions
parisien, interrogé par l' .
Les marchés ont également été déçus par la deuxième estimation du Produit
intérieur brut des Etats-Unis, qui a laissé inchangée la croissance au quatrième
trimestre 2007 (0,6% en rythme annuel).
Enfin les publications du jour, dont celles d'Axa et de Rhodia, ont déçu les
investisseurs.
"On voit que ces sociétés livrent des perspectives peu claires pour 2008, ce
qui peut se comprendre mais qui aboutit à de fortes baisses des titres
concernés", a ajouté le vendeur d'actions.
SOCIETE GENERALE (+3,38% à 71,33 euros) bénéficie d'informations de presse
selon lesquelles BNP PARIBAS (-4,49% à 61,05 euros) tenterait de promouvoir
auprès du pouvoir politique un projet de rapprochement avec sa rivale,
informations démenties par BNP.
AXA (-3,52% à 23 euros) pâtit de la déception des analystes après la
publication de résultats annuels en dessous de leurs attentes, plombés notamment
par des dépréciations d'actifs de 596 millions d'euros, et de prévisions
prudentes pour 2008.
RHODIA (-18,27% à 17,25 euros) est lourdement sanctionné après avoir
pourtant plus que doublé (+108%) en 2007 son bénéfice net, lui permettant pour
la première fois depuis cinq ans de verser un dividende à ses actionnaires, mais
inférieur aux attentes.
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