Cession de 7 banques régionales en France: plus-value de 1,5 md pour HSBC
PARIS (AFX) - Le groupe britannique HSBC devrait dégager une
plus-value de 1,5 milliard d'euros grâce à la cession de la moitié de son réseau
d'agences en France qui devrait être conclue d'ici la fin juillet, a annoncé
lundi un responsable de HSBC France.
"La plus-value devrait être de 1,5 milliard d'euros", a déclaré Eric Groven,
directeur financier de HSBC France, lors d'une conférence de presse.
HSBC est entrée vendredi en négociations exclusives avec le groupe Banque
Populaire, qui a offert 2,1 milliards d'euros pour la reprise de 7 banques
régionales dans le giron d'HSBC France, soit 400 agences au total.
La décision finale sera prise d'ici fin juillet, a précisé Christophe de
Backer, directeur général délégué de HSBC France.
Ces banques régionales, héritées du CCF, lui-même acquis en 1999, ont généré
100 millions de résultat net en 2006 pour un produit net bancaire de 430
millions d'euros.
Il s'agit de la Banque Chaix, de la Banque Dupuy de Parseval, de la Banque
Marze, de la Banque Pelletier, de la Banque de Savoie, du Crédit Commercial du
Sud-Ouest et de la Société Marseillaise de Crédit.
Ces établissements n'avaient pas été passés sous marque HSBC en 2005 et
n'avaient pas été intégrés à la plate-forme informatique du groupe.
M. de Backer a justifié la décision de s'en séparer par le fait que leur
clientèle était "plus diversifiée" que la clientèle du groupe, c'est-à-dire
moins haut de gamme. Sur les 740.000 clients particuliers de HSBC France, un
tiers sont des clients "premiers", a-t-il rappelé.
En outre, passer ces banques sous marque HSBC aurait généré, outre un coût
important, un "risque de déperdition", ces établissements ayant une forte assise
locale: "on risquait de casser leur modèle", a-t-il dit.
"Cette opération nous permet d'accélérer notre développement en banque de
détail en France, notamment en région parisienne et Rhône-Alpes", a insisté M.
de Backer.
"Nous pourrons utiliser une part importante du budget qui devait être alloué
à cette migration informatique pour améliorer la qualité de service de nos
clients", a renchéri Peter Boyles, le directeur général de HSBC France.
Les déclarations du président de HSBC, Stephen Green, fin novembre, sur une
réorientation de la stratégie du groupe en faveur des pays à forte croissance
avaient fait naître la rumeur qu'il pourrait revendre sa filiale française.
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