MADRID (AFX) - Le promoteur immobilier espagnol en difficultés
et lourdement endetté, Colonial, a affirmé dimanche qu'il avait obtenu le
soutien de ses principaux créanciers, qu'il poursuivait son activité, et qu'il
prévoyait des résultats en hausse pour 2008.
"Les banques créancières de Colonial ont répété leur confiance dans le
développement de la compagnie", selon un communiqué du groupe, maison mère du
Français SFL.
"Colonial comprend que la confiance des entités créancières dans le
potentiel de la compagnie a été le facteur le plus pris en compte dans la
décision de parier sur le maintien de l'activité", poursuit le communiqué.
Colonial est lourdement endetté, à hauteur de 8,9 milliards d'euros fin
2007, et beaucoup sont inquiets quant à sa capacité à se financer. Le groupe a
un temps intéressé le fonds souverain de Dubaï ICD, mais les parties n'ont pu se
mettre d'accord sur les termes d'une offre d'achat.
Les banques créancières qui ont renouvelé leur confiance à Colonial sont
Goldman Sachs, Eurohypo, Calyon et Royal Bank of Scotland (RBS), qui détiennent
une dette de 6,4 milliards d'euros.
Colonial est aussi fragilisé par la situation financière apparemment
délicate de ses deux principaux actionnaires, l'ancien patron Luis del Rivero et
le groupe Nozar, qui ont gagé leur participation auprès de leurs propres
créanciers.
Le groupe annonce qu'il prévoit des résultats en hausse sensible en 2008.
"Les estimations pour l'exercice actuel, selon les données connues, sont
orientées vers une hausse notable en termes annuels", pour le chiffre d'affaires
et le résultat opérationnel poursuit le groupe.
En 2007, le résultat opérationnel a progressé de 175% à 400,3 millions, pour
un chiffre d'affaires de 840,3 millions d'euros.
Les incertitudes liées à l'éventuel rachat par ICD a retardé la cession
d'une part de SFL pouvant aller jusqu'à 33% (Colonial détient pour l'instant 84%
du français).
Concernant l'action du groupe, en déconfiture à la Bourse de Madrid, qui a
perdu près de la moitié de sa valeur depuis la fin du mois de décembre, le
promoteur estime que "la valeur objective de ses actifs est clairement
supérieure à sa côte".
Le groupe est confiant dans le fait que "une fois rétablie la stabilité de
l'actionnariat", le "marché reconnaîtra sa valeur réelle".
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