MILAN (AFX) - Le chef de la droite italienne Silvio Berlusconi
est revenu jeudi sur ses déclarations au quotidien la Stampa concernant la mise
sur pied d'une contre-offre italienne sur Alitalia incluant le pétrolier Eni ou
la banque Mediobanca après le démenti de ces deux sociétés.
"Les noms apparus sur les journaux ne sont que des indiscrétions ou des
suppositions de journalistes. Il ne faut pas confondre la réalité avec des
indiscrétions journalistiques", a-t-il affirmé en marge d'une réunion
électorale.
Le leader de la droite italienne avait affirmé dans un entretien à la Stampa
qu'Eni, la banque d'affaires Mediobanca, les Benetton et d'autres investisseurs
italiens étaient intéressés par la participation à un consortium pour la reprise
d'Alitalia pour éviter son rachat par Air France-KLM.
"Le consortium italien existe. Les noms sont variés, ils vont des banques
qui m'ont fait part de leur intérêt aux Ligresti (hommes d'affaires, ndlr) et
aux Benetton", a-t-il affirmé à la Stampa jeudi.
L'administrateur délégué d'Eni, Paolo Scaroni, a déclaré qu'un tel projet
"n'est pas à l'ordre du jour" tandis qu'un porte-parole de Mediobanca a indiqué
que "la participation à un consortium ou une entrée au capital d'Alitalia n'est
pas à l'étude".
Ligresti et Benetton se sont refusés à tout commentaire.
Le chef de la droite italienne, qui est en tête des sondages en vue des
élections des 13 et 14 avril, avait affirmé récemment que le consortium en cours
de formation aurait besoin de 3 à 4 semaines pour évaluer la situation et
présenter sa contre-offre.
M. Berlusconi a aussi dit qu'il opposerait un "non sec" à l'offre d'Air
France-KLM s'il devient chef du gouvernement.
"Je pensais que les négociations menées par l'actuel gouvernement
conduiraient à une fusion avec Air France sur le modèle de ce qui s'est fait
avec KLM. Je pensais à la création d'un pôle franco-italien. Mais en fait il
s'agit d'une acquisition et je suis contre", a-t-il déclaré à la Stampa.
Air France-KLM négocie actuellement le feu vert des syndicats à son offre
sur Alitalia, détenue à 49,9% par l'Etat.
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