PARIS (AFX) - Les candidats aux municipales françaises entament
lundi leur dernière semaine de campagne, certains avec l'appui de ténors de leur
parti, avant le premier tour d'un scrutin aux allures de test politique pour le
président Nicolas Sarkozy.
Pour cette première consultation au plan national depuis la victoire de la
droite à la présidentielle de mai dernier et aux législatives organisées dans la
foulée, l'opposition de gauche part favorite.
A droite, le Premier ministre François Fillon apportera cette semaine son
soutien à plusieurs candidats de l'UMP en difficulté, comme à Lyon (centre-est)
ou à Nantes.
M. Fillon est bien plus populaire que le président français qui dégringole
dans les sondages. Selon un nouveau sondage de l'institut TNS-Sofres publié
samedi, la cote de M. Sarkozy enregistre une nouvelle baisse, de 4 points, avec
37% des Français qui lui font confiance pour résoudre les problèmes de la
France, contre 61% qui ne lui font pas confiance.
Du côté du Parti socialiste, plusieurs ténors, candidats ou non,
enchaîneront les meetings, dans un dernier effort pour faire de ces élections la
preuve d'un redressement de l'opposition.
Donné largement favori, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë
tiendra trois rassemblements dans la semaine. Gérant déjà la capitale et Lyon,
la gauche paraît en mesure de pouvoir enlever au moins une dizaine de grandes
villes à la droite.
Le numéro deux du PS François Rebsamen a estimé, dans un entretien au
Journal du Dimanche, que "tous les espoirs sont permis" aux listes de gauche,
qui pourront compter sur "la mobilisation" de leur camp, tout en rappelant que
"le danger serait de penser que les sondages font les élections".
Les Français sont appelés le 9 mars aux urnes pour désigner quelque 36.000
maires, ainsi qu'un demi-million de conseillers municipaux, avant un second tour
prévu le 16 mars.
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