Gandrange: "objectif principal du gouvernement, sauvegarder les emplois"
(Lagarde)
PARIS (AFX) - La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a
affirmé dimanche que "l'objectif principal du gouvernement" pour l'avenir de
l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) était de "sauvegarder les emplois",
en évoquant des "partenaires privés extérieurs".
"L'objectif principal est de sauvegarder les emplois, de faire en sorte que
tout le monde garde son job", a déclaré sur France Inter Mme Lagarde, qui est
aussi chargée de l'industrie et de l'emploi.
"Ensuite, si on peut sauvegarder l'activité par des investissements
extérieurs, et je sais qu'il peut y avoir des partenaires privés intéressants,
notre métier, c'est de les encourager, de servir de catalyse", a-t-elle ajouté.
Le leader mondial de la sidérurgie doit confirmer son plan de fermeture
partielle lors d'un comité d'entreprise le 4 avril, a affirmé samedi à l'
Edouard Martin, élu CFDT au comité d'entreprise européen du groupe.
ArcelorMittal a annoncé mi-janvier aux syndicats une restructuration
prévoyant la fermeture de l'aciérie électrique et du train à billettes, ce qui
aboutirait à la suppression de 595 des 1.108 emplois du site d'ici à 2009.
En février, le président Nicolas Sarkozy, en visite sur le site, avait
affirmé que "l'Etat est prêt à investir sur le site avec ou sans Mittal".
Après avoir été reçu par le président Nicolas Sarkozy, le patron du groupe,
Lakshmi Mittal, avait décidé de geler ce plan jusqu'au début du mois d'avril, le
temps d'examiner des "alternatives" avec les syndicats.
Dans ce cadre, l'intersyndicale avait présenté mi-mars son contre-projet et
la CGT avait présenté début mars un autre projet alternatif.
Selon M. Martin, dans sa lettre de convocation pour le CE du 4 avril, la
direction "démonte" les propositions du projet de l'intersyndicale, prévoyant un
investissement de l'ordre de 40 millions d'euros.
"On va examiner très attentivement les propositions Mittal", a assuré
dimanche Mme Lagarde, estimant que "l'intervention du président de la République
a permis aux syndicats d'avoir deux mois de plus pour proposer des scénarios".
"Ils sont étudiés par la direction qui répond, nous allons observer quelles
sont les réponses", a-t-elle ajouté.
"L'objectif principal est de sauvegarder les emplois, de faire en sorte que
tout le monde garde son job", a affirmé la ministre.
Le milliardaire Romain Zaleski a indiqué être prêt à reprendre l'usine. Il a
a démissionné du conseil d'administration d'ArcelorMittal début mars.
D'autres noms de possibles repreneurs dont celui du groupe Corus (racheté
par l'indien Tata Steel), d'Ascométal (filiale de l'italien Lucchini appartenant
au russe Severstal), ou de l'allemand Saarstahl, ont circulé.
De son côté, le ministre du Budget, Eric Woerth, a déclaré que le
"gouvernement avait du mal à comprendre" la fermeture partielle de l'usine de
Gandrange. "On comprend mal que les sites français de sidérurgie puissent fermer
dans un groupe très bénéficiaire", a-t-il insisté.
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