DÜSSELDORF (Allemagne) (AFX) - Le conseil de surveillance
d'IKB n'avait aucun moyen de prévenir la crise qui a failli provoquer la
faillite de la banque allemande, s'est défendu jeudi son président Ulrich
Hartmann devant les actionnaires réunis en assemblée générale.
"La crise a éclaté sans avertissement", a affirmé M. Hartmann devant les
actionnaires rassemblés à Düsseldorf (ouest). L'organe de surveillance de la
banque, spécialisée dans le financement aux petites et moyennes entreprises et
considérée jusqu'alors comme une valeur sûre, n'a été informé que tard des
dangers encourus, a-t-il expliqué. "Ce n'est que le 27 juillet que le directoire
a informé le président du conseil de surveillance des risques liés au subprime
du portefeuille d'investissement", a-t-il poursuivi.
C'est à ce moment qu'IKB a été précipitée dans une crise dont elle n'est
toujours pas sortie. La raison: des investissements massifs dans le secteur des
prêts hypothécaires à risque américains, dits "subprime".
L'établissement bancaire n'a dû son salut qu'à plusieurs interventions de
l'Etat allemand et du secteur bancaire. Elle a bénéficié en tout d'une aide
d'environ 10 milliards d'euros.
"Nous n'avions aucune chance de pouvoir reconnaître le risque et de parer
une crise", a encore insisté M. Hartmann, rejetant la faute sur l'ancienne
direction d'IKB. Tous les membres du directoire, à l'exception d'un, ont
démissionné suite à l'éclatement de la crise.
Un audit, mené par PwC, est à présent en cours. En attendant ses
conclusions, M. Hartmann a appelé au report du vote du quitus pour le conseil de
surveillance. Ce quitus, accordé par les actionnaires, signifie qu'ils accordent
leur aval à la gestion de l'organe de surveillance sur l'exercice écoulé
(2006-2007).
Il a aussi demandé le report du vote du quitus pour le seul membre de
l'ancienne direction toujours en place.
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