PARIS (AFX) - L'Union des industries et métiers de la
métallurgie (UIMM), au centre d'une crise au sein du patronat français, est la
fédération la plus riche et la plus influente du Medef.
Héritière du puissant comité des Forges, elle a été créée au tout début du
XXe siècle. Elle regroupe 130 syndicats de branche, traitant les questions
techniques et économiques, et 85 chambres syndicales territoriales qui relaient
son action au plan territorial.
Avec ses 45.000 entreprises adhérentes et ses 1,8 million de salariés,
l'UIMM est la première contributrice au budget du Medef, et dispose de ce fait
du plus grand nombre de sièges à l'assemblée générale.
Ses activités recouvrent un très large éventail allant de la sidérurgie et
la fonderie aux industries automobiles, aéronautiques et spatiales, en passant
par l'électronique et l'informatique.
Sur les 561 grands électeurs que compte le Medef, l'Union de la métallurgie
compte 43 représentants directs, sans compter ceux de ses membres qui siègent au
titre des Medef régionaux. En comparaison la Fédération bancaire, deuxième du
classement, ne détient que 20 sièges.
Présente dans toutes les instances décisionnaires du mouvement, elle est
présidée depuis décembre 2007 par Frédéric Saint-Geours, ancien patron de la
marque Peugeot. M. Saint-Geours a succédé à Denis Gautier-Sauvagnac, contraint
de démissionner en raison de l'affaire des retraits de fonds suspects au sein de
l'organisation.
M. Gautier-Sauvagnac a reconnu en octobre l'existence d'une caisse créée
dans les années 60 et dont le montant atteindrait aujourd'hui quelque 600
millions d'euros. Il a expliqué que l'essentiel des sommes en liquide retirées
de cette cagnotte servaient "au financement de différents organismes qui font
partie de notre vie sociale".
L'UIMM participe au nom du Medef à la gestion de nombreux organismes
paritaires, notamment l'Unedic (assurance-chômage) et les caisses de retraite
complémentaires.
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