La Bourse de Paris attendue en net rebond dans le sillage de Wall Street
PARIS (AFX) - La Bourse de Paris devrait rebondir très
nettement mardi, après une pause de quatre jours due au long week-end pascal, le
contrat à terme sur le CAC 40 grimpant de 3,28% une quarantaine de minutes avant
l'ouverture, dans le sillage de la hausse de Wall Street la veille.
L'indice parisien avait perdu 0,49% jeudi au terme d'une séance très
volatile et animée par des facteurs techniques, les engagements des
investisseurs sur les marchés à terme pesant plus fortement que les statistiques
et nouvelles de sociétés.
Ouverte lundi, à la différence des places européennes, la Bourse de New York
a poursuivi sa remontée grâce au fort relèvement du prix de rachat de la banque
Bear Stearns par JPMorgan: le Dow Jones a gagné 1,52% et le Nasdaq a bondi de
3,04%.
Une semaine après avoir opté pour un sauvetage en catastrophe de Bear
Stearns en la rachetant pour le prix jugé dérisoire de deux dollars par action,
JPMorgan (+1,26% à 46,55 dollars) a quintuplé son offre, en la montant à 10
dollars par action.
Autre nouvelle bien accueillie, les reventes de logements ont enregistré une
hausse inattendue en février aux Etats-Unis en raison d'une baisse très forte
des prix, un premier signe d'amélioration pour le marché de l'immobilier que les
autorités ont essayé de soutenir avec de nouvelles mesures.
A Tokyo, l'indice Nikkei a terminé la séance de mardi sur un rebond marqué
de 2,12%.
Aux Etats-Unis, les investisseurs attendent l'indicateur mesurant la
confiance des consommateurs pour le mois de mars, à 15H00 (14H00 GMT).
VALEURS A SUIVRE
BNP PARIBAS, CREDIT AGRICOLE, DEXIA: pour éviter une fronde des
actionnaires, JPMorgan a accepté de quintupler son offre de rachat de sa
consoeur en difficultés Bear Stearns, contre l'assurance d'obtenir 39,5% de son
capital.
SOCIETE GENERALE a été condamnée à payer une amende de 300.000 euros par
l'Autorité des marchés financiers pour avoir manqué aux règles dites de
"Muraille de Chine" destinées à prévenir les délits d'initiés, à propos
d'acquisitions massives d'actions par un fonds spéculatif qui, à l'époque, lui
appartenait.
Par ailleurs, la banque a annoncé vendredi qu'elle allait "se défendre
vigoureusement" contre les actions en justice engagées contre elle aux
Etats-Unis à la suite des pertes causées par la crise des "subprime" et de
l'affaire Kerviel.
EDF et le groupe espagnol de BTP ACS ont un vaste plan de près de 100
milliards de dollars (64 milliards d'euros) pour remodeler le paysage
énergétique espagnol, prévoyant deux OPA, sur Iberdrola et Union Fenosa, affirme
vendredi le Wall Street Journal (WSJ).
AIR FRANCE-KLM: le leader de la droite italienne Silvio Berlusconi, favori
du scrutin d'avril, a déclaré vendredi que la réponse à l'offre de rachat
d'Alitalia par la compagnie franco-néerlandaise serait donnée par le prochain
Premier ministre et que ce serait "un non sec".
MICHELIN a annoncé vendredi une nouvelle hausse des tarifs de ses pneus, qui
seront désormais indexés sur les cours du pétrole. Le groupe avait déjà augmenté
ses tarifs fin février.
ARCELORMITTAL: le numéro un russe de la sidérurgie Severstal a indiqué
vendredi avoir conclu un accord pour le rachat de l'usine de Sparrows Point (est
des Etats-Unis), propriété d'ArcelorMittal, pour 810 millions de dollars en
liquide.
EADS: le président du conseil d'administration du groupe, Rüdiger Grube,
s'est prononcé lundi dans le Financial Times pour interdire l'entrée d'un
investisseur étranger à plus de 15% dans le capital d'EADS, plutôt que
d'accorder une "golden share" à la France et l'Allemagne.
SAINT-GOBAIN et WENDEL ont annoncé, jeudi, un accord sur la gouvernance du
groupe après six mois de conflit larvé depuis l'arrivée de la société
d'investissement au capital du groupe de matériaux de construction et de
distribution dont elle est devenue le premier actionnaire.
cfe/jlb/liu
|