La Bourse de Paris déprimée (-0,81%) par le flot de mauvaises nouvelles
PARIS (AFX) - La Bourse de Paris était à nouveau en baisse
vendredi en fin de matinée, le CAC 40 cédant 0,81%, son horizon restant bouché
par les sombres perspectives économiques aux Etats-Unis, l'euro fort et le
pétrole cher n'arrangeant rien.
A 11H45 (10H45 GMT), l'indice parisien perdait 39,28 points à 4.825,95
points, dans un volume de transactions de 1,88 milliard d'euros.
Londres reculait de 0,51%, Francfort de 0,53% et l'Eurostoxx 50 de 0,57%.
"On reste sur la tendance de jeudi, avec des statistiques américaines qui
n'étaient pas bonnes. Le discours du président de la Réserve fédérale américaine
(Fed), Ben Bernanke, n'a pas non plus été très rassurant. Il a bien averti que
l'économie était sur une mauvaise pente", a déclaré Guillaume Garabédian,
conseiller de gestion chez Meeschaert.
Tout en excluant une période de stagflation, M. Bernanke a souligné que
l'institution devait traiter une situation délicate, avec "simultanément un
ralentissement de l'économie, des tensions sur les marchés financiers et des
pressions inflationnistes".
D'autres statistiques américaines sont attendues ce vendredi, notamment les
dépenses et revenus des ménages en janvier (13H30 GMT), l'activité industrielle
dans la région de Chicago en février (14H45 GMT) et l'indice de confiance des
consommateurs de l'université du Michigan pour février (15H00 GMT).
"Il n'y a pas grand-chose susceptible de tirer le marché à court terme et on
pourrait aller tester des points un peu plus bas", a prévenu M. Garabédian.
D'autant que les marchés européens souffrent également des niveaux sans
précédent de l'euro. La devise européenne a battu vendredi matin son record
absolu établi la veille en montant judsqu'à 1,5239 dollar vers 08H50 (07H50
GMT).
La faiblesse du dollar entraîne en outre les prix du pétrole à des sommets.
Le prix du baril de "light sweet crude" a atteint ainsi un nouveau record de
103 dollars vendredi.
DEXIA (-3,88% à 15,34 euros): La banque franco-belge a vu son chiffre
d'affaires et son bénéfice net (-7,9% à 2,533 milliards) reculer en 2007 mais a
assuré que la crise des crédits hypothécaires à risques américains n'avait "pas
eu d'effet significatif" sur la qualité de ses actifs.
VIVENDI (-2,36% à 26,02 euros): Le groupe français de médias et télécoms a
enregistré une hausse de 8,3% de son bénéfice net ajusté pour 2007 à 2,83
milliards d'euros, conforme à ses prévisions et aux attentes du marché.
Le groupe affiche également un bénéfice opérationnel ajusté (Ebita) en
hausse de 8% à 4,72 milliards d'euros et propose le versement d'un dividende de
1,30 euro par action, en augmentation de 8,3% par rapport à l'année précédente.
SOCIETE GENERALE (+1,81% à 71,57 euros): Le processus d'augmentation de
capital de la banque se termine ce vendredi. Lehman Brothers a relevé sa
recommandation à "surpondérer" contre "sous-pondérer" auparavant.
Selon M. Garabédian, le titre reste en outre "tiré par des rumeurs et des
spéculations". Pour lui, "c'est un jeu à somme nulle pour le marché, car quand
la SG monte, BNP PARIBAS (-2,10% à 60,07 euros) baisse".
EIFFAGE (-4,62% à 56,99 euros) a presque triplé (+165%) son bénéfice net en
2007 à un milliard d'euros, contre 377 millions en 2006, et table pour 2008 sur
un chiffre d'affaires en hausse à 13 milliards, malgré "une conjoncture moins
favorable". Les analystes de Société Générale évoquent des résultats "décevants"
et soulignent que "le management du groupe reste prudent sur ses perspectives
2008".
NRJ GROUP (+14,45% à 6,81 euros) grimpe en flèche, les analystes saluant la
décision du groupe audiovisuel de se désengager de certaines activités et de
mieux maîtriser ses coûts, dans le cadre d'un plan pour améliorer ses marges
d'ici à 2010.
stt/ros
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