PARIS (AFX) - La Bourse de Paris restait en nette baisse
mercredi après-midi, le CAC 40 cédant 1,22% après l'annonce par l'organisme
américain de prêts hypothécaires Fannie Mae d'une perte nette de 2,1 milliards
de dollars en 2007 et de difficultés plus grandes encore en 2008.
A 15H45 (14H45 GMT), l'indice parisien perdait 60,70 points à 4.912,37
points, dans un volume d'échanges de 3,8 milliards d'euros, oscillant autour des
4.900 points après avoir frôlé la barre des 5.000 points à l'ouverture.
Londres abandonnait 1,34%, Francfort 1,19% et l'Eurostoxx 50 1,27%.
La Bourse de New York se repliait dans les premiers échanges, le Dow Jones
reculant de 0,56% et le Nasdaq de 0,74%.
L'indice parisien, déjà en baisse à la mi-séance (-0,55% à 12H00 GMT), a
accentué son mouvement lorsque Fannie Mae a publié de lourdes pertes en 2007,
après un bénéfice net de 4,1 milliards de dollars en 2006, indiquant avoir passé
pour 5,1 milliards de dépréciations et 2,8 milliards de provisions.
Le groupe, qui prévoit pour l'année en cours une augmentation du nombre
d'emprunteurs immobiliers incapables de faire face à leurs remboursements,
prévient qu'il lui faudra trouver de nouvelles sources de financement si la
situation actuelle devait perdurer.
Le marché parisien a également pâti d'une nouvelle déception venue de
l'économie américaine, les commandes de biens durables ayant baissé encore plus
qu'attendu en janvier par rapport à décembre, perdant 5,3% alors que les
économistes tablaient sur un repli de 4%.
Toujours aux Etats-Unis, les investisseurs attendent encore la publication
des ventes de logements neufs à 16H00 (15H00 GMT) et des stocks hebdomadaires de
pétrole brut à 16H30 (15H30 GMT).
"On risque d'être rattrapés par les mauvaises statistiques, après avoir
ignoré les chiffres de la semaine dernière et d'hier (mardi, NDLR), qui
n'étaient déjà pas terribles", a jugé un vendeur d'actions parisien.
STMICROELECTRONICS (+2,03% à 8,56 euros) reste en tête après l'annonce par
l'Etat français du rachat à Finmeccanica d'"environ 2,85 % du capital" du groupe
franco-italien, pour un montant de 260 millions d'euros soit 10 euros par
action, représentant une prime de 19% sur le cours de clôture de mardi.
MICHELIN (+1,50% à 67,50 euros) profite de l'inauguration au Brésil d'une
nouvelle usine spécialisée dans la fabrication de pneus pour le génie civil,
dans laquelle le groupe français a investi 200 millions de dollars. Sa capacité
de production sera de plus de 40.000 tonnes de pneus par an, selon Michelin.
BOUYGUES (-6,53% à 47,53 euros), lanterne rouge des valeurs vedettes, est
sévèrement sanctionné après la publication de résultats sans surprise en 2007,
et la prévision d'une hausse de 9% de son chiffre d'affaires en 2008.
BNP PARIBAS (-3,09% à 62,96 euros), DEXIA (-2,87% à 16,23 euros) et SOCIETE
GENERALE (-1,03% à 67,15 euros) pâtissent d'un regain d'inquiétude sur le front
des crédits hypothécaires, alors que le plan de sauvetage des rehausseurs de
crédit tarde par ailleurs à se matérialiser.
cfe/stt/LyS
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