PARIS (AFX) - La Bourse de Paris restait en forte baisse
vendredi après-midi, le CAC 40 cédant 1,88% dans le sillage de l'ouverture
négative à Wall Street, tandis que le baril de brut ne cessait d'établir sommet
sur sommet.
A 15H50 (13H50 GMT), l'indice parisien vedette perdait 95,25 points à
4.960,33 points, dans un volume modeste de 3,2 milliards d'euros, après être
descendu jusqu'à 4.925 points (-2,58%) en fin de matinée.
Londres abandonnait 1,29%, Francfort 1,26% et l'Eurostoxx 50 1,65%.
La Bourse de New York cédait du terrain dans les premiers échanges, le Dow
Jones reculant 1,06% et le Nasdaq 0,88%.
Les lourdes pertes annoncées jeudi soir par le groupe américain AIG, premier
assureur mondial, ont remis au premier plan les inquiétudes sur le secteur
financier, rappelant la difficulté à évaluer l'impact de la crise des crédits
immobiliers.
La publication d'AIG a occulté l'adoption, par la Chambre des représentants
américaine, d'un projet de loi ambitionnant d'enrayer la multiplication des
saisies immobilières, il est vrai menacé de veto par le président George W.
Bush.
Sur le front macroéconomique, le prix du pétrole a poursuivi son envolée de
la semaine jusqu'à franchir pour la première fois le seuil des 125 dollars le
baril à New York, et frôler les 126 dollars.
SANOFI-AVENTIS (-6,34% à 47,25 euros) accentue sa chute malgré un communiqué
indiquant que le groupe défendrait "avec vigueur" ses droits de propriété
intellectuelle, "dont son brevet en Allemagne" portant sur la commercialisation
de l'anticoagulant Plavix.
Le titre avait dégringolé en queue d'indice après l'annonce, par le groupe
suisse Schweizerhall, qu'il était proche d'obtenir l'autorisation en Allemagne
pour un générique du Plavix.
AXA (-2,29% à 23,47 euros), BNP PARIBAS (-2,43% à 67,21 euros), CREDIT
AGRICOLE (-1,91% à 21,10 euros) et SOCIETE GENERALE (-3,33% à 71,64 euros)
pèsent sur la cote, pénalisés par les 9 milliards de dollars de dépréciations
passées par AIG.
ERAMET (+0,81% à 639,12 euros) a touché en début de séance un nouveau sommet
historique à 647 euros, soutenu par la flambée des matières premières, et porte
à plus de 80% sa progression depuis le début de l'année, alors que le CAC 40 a
perdu 11,75%.
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