NEW YORK (AFX) - Les cours du pétrole brut marquaient une
pause mardi à l'ouverture du marché new-yorkais, après trois séances
consécutives de correction.
Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de
"light sweet crude" pour livraison en mai grignotait 8 cents à 100,94 dollars.
Le rebond du dollar face aux autres devises et le retrait d'investissements
spéculatifs, qui avaient fait gonfler les cours artificiellement, selon les
analystes, avaient fait retomber le marché du pétrole à plus de 10% de son pic
historique de 111,80 dollars le baril en une semaine.
Mais mardi, l'enthousiasme retrouvé de l'ensemble des places boursières
mondiales, conjugué à un retour à la baisse du billet vert face à l'euro,
permettait aux cours du pétrole de se stabiliser.
"On assiste à une légère remontée de l'ensemble des marchés de matières
premières, car les investisseurs sont à la recherche de bonnes affaires après
l'énorme chute des cours" récente, a considéré Phil Flynn, analyste d'Alaron
Trading.
Les cours du brut restent également soutenus par la crainte que l'offre ne
parvienne pas à suivre une demande mondiale en plein essor. Dans les pays hors
Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), le tableau général est
celui d'une croissance poussive de la production, en raison notamment de
l'épuisement des gisements dans plusieurs régions clés.
La production pétrolière mexicaine a par exemple baissé de 6,4% au cours des
deux premiers mois de 2008 à 2,944 millions de barils par jour, a informé lundi
la compagnie nationale Pemex.
Toutefois, après l'envolée étonnamment rapide du prix de l'or noir ces
derniers mois, les difficultés de l'économie américaine, qui pourraient finir
par tasser la demande énergétique du premier consommateur mondial de pétrole,
devraient continuer à éloigner les cours de leurs récents sommets.
De plus, "la question de la demande va devenir encore plus importante
maintenant que nous nous dirigeons vers le deuxième trimestre", car cette
période de l'année, après la forte utilisation hivernale de fioul et avant la
forte demande en essence pour les vacances estivales, est déjà
traditionnellement une période de moindre consommation en énergie, a rappelé M.
Flynn.
maj/fga/mml
|