NEW YORK (AFX) - Les cours du baril de pétrole reprenaient
leur mouvement de repli lundi à l'ouverture du marché new-yorkais, oscillant
autour de 100 dollars le baril, au retour d'un week-end prolongé.
Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de
"light sweet crude" pour livraison en mai, nouveau contrat de référence, perdait
1,07 dollar à 100,77 dollars.
Le marché du pétrole, qui était fermé vendredi pour Pâques, se dirigeait
ainsi vers une troisième séance de baisse consécutive et évoluait désormais à
près de 10% de son pic historique de 111,80 USD, atteint le 17 mars à New York.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord cédait 51 cents à 99,87
dollars.
"Les raisons des prix élevés du brut étaient la faiblesse du dollar, des
capacités excédentaires de production restreintes et de la spéculation sur le
marché des contrats à terme", a rappelé James Williams, analyste de WTRG
Energy.
"Il n'est pas surprenant que les prix du pétrole soient retombés en raison
de deux de ces facteurs", a-t-il poursuivi.
En effet, depuis plusieurs jours, le dollar, dont la faiblesse rend l'or
noir meilleur marché pour les investisseurs hors zone dollar, a retrouvé un peu
de vigueur face à l'euro. Après s'être fortement approché du seuil de 1,60
dollar pour un euro en début de semaine dernière, le billet vert est remonté
jusqu'à environ 1,54 dollar pour un euro.
De plus, "il semble qu'une partie des investissements spéculatifs, qui
avaient récemment fait gonfler les cours, soient retirés du marché du pétrole,
ce qui pourrait s'expliquer par le fait que les opérateurs cherchent à prendre
leurs bénéfices pour couvrir des pertes sur d'autres marchés", a ajouté M.
Williams.
La persistance de pressions inflationnistes, couplée à un contexte de
turbulences boursières, avaient poussé les fonds d'investissements à se tourner
vers les marchés de matières premières. Mais alors qu'un ralentissement
économique, notamment aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'énergie,
devrait finir par freiner la hausse des prix, la crainte de voir la demande
énergétique se tasser reprenait le devant de la scène.
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