Le pétrole se stabilise à New York après avoir dépassé les 107 dollars
NEW YORK (AFX) - Les cours du pétrole brut se stabilisaient
jeudi à l'ouverture de la séance new-yorkaise, au lendemain d'un rebond de plus
de quatre dollars et après être monté lors des échanges électroniques au-delà de
107 dollars le baril à la suite du sabotage d'un oléoduc en Irak.
Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de
"light sweet crude" pour livraison en mai était presque inchangé (- 8 cents) à
105,82 dollars.
"Les violences croissantes dans une région clef de l'Irak pour la production
de pétrole ont constitué une raison supplémentaire" à la remontée du pétrole, a
noté Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets.
Avant l'aube, une bombe a explosé sur un oléoduc près de la ville portuaire
de Bassorah dans le sud de l'Irak et provoqué un incendie.
Le porte-parole de la South Oil Company qui exploite les champs de pétrole
dans cette région a jugé qu'il faudrait deux à trois jours pour réparer
l'oléoduc. "L'oléoduc transporte du brut des champs de Zubeir 1 vers le dépôt de
Fao. Cela affecte directement nos exportations", a-t-il affirmé.
Dans la foulée de cette annonce, les cours du brut ont grimpé, lors des
échanges électroniques d'avant séance, jusqu'à 107,70 dollars à New York et à
105,60 dollars à Londres.
Avec une production d'environ 2 millions de barils par jour, l'Irak occupe
le quinzième rang parmi les producteurs de pétrole.
Or une éventuelle intensification des combats à Bassorah, qui ont déjà fait
une cinquantaine de morts cette semaine, fait craindre aux acteurs du marché du
pétrole une paralysie totale des exportations irakiennes. 90% du brut irakien
exporté transite par cette ville portuaire, seul accès de l'Irak sur le Golfe.
Mercredi, les cours du baril avaient déjà mis un terme net au mouvement de
correction qui leur avait fait perdre plus de 10 dollars en une semaine. En une
seule séance, les cours ont repris plus de quatre dollars à la faveur d'un
nouvel affaiblissement du dollar et d'un rapport hebdomadaire du département
américain à l'Energie loin des attentes.
Les stocks de brut des Etats-Unis ont ainsi stagné la semaine dernière et
"il y a eu des baisses plus importantes que prévu des stocks d'essence et de
distillés, alors que les raffineries ralentissent leur cadence", a rappelé M.
Melek.
A 82,2% de leurs capacités, les raffineries américaines sont revenues à leur
rythme de fonctionnement le plus bas "depuis la saison des ouragans Katrina et
Rita en 2005", a indiqué l'analyste.
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