NEW YORK (AFX) - Les cours du pétrole ont terminé vendredi près
des 126 dollars le baril à New York, achevant une semaine de course effrénée du
prix de l'or noir, marquée par un record historique à 126,25 dollars.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude"
pour livraison en juin a encore gagné 2,27 dollars sur la séance de vendredi,
pour terminer à 125,96 dollars, un nouveau record de clôture.
Après avoir franchi la barre des 120,121,122,123 puis 124 dollars depuis
lundi, le marché new-yorkais du brut a poursuivi son envolée au-delà du seuil
symbolique des 125 dollars, puis des 126 dollars.
De nouveaux records ont été établis à 126,25 dollars le baril à New York et
125,90 dollars le baril à Londres, marquant un bond d'environ 10 dollars en une
seule semaine.
Alors que le dollar reculait quelque peu vendredi, attirant
traditionnellement les investissements vers les marchés de matières premières
monnayées en dollars, "des vagues d'achats ont continué de se produire, en
particulier en provenance de fonds spéculatifs", a affirmé Mike Fitzpatrick, de
MF Global.
Selon l'analyste, le prix du baril entre 25 à 30 dollars est dû à
l'affluence d'intérêts spéculatifs, sur un marché qui apparaît plein de
promesses financières, quand les marchés boursiers restent très fragiles.
"Même s'il y a un accord presque unanime pour dire que les prix actuels ne
reflètent pas les fondamentaux du marché, il n'y aura pas de ventes conséquentes
tant qu'il n'y aura pas de preuve indiscutable d'un changement économique", a
considéré M. Fitzpatrick.
De plus, les tensions géopolitiques dans plusieurs grosses zones de
production continuent d'entretenir la nervosité du marché de l'or noir. Des
sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier Shell et un
regain de tensions géopolitiques entre l'Occident et l'Iran, deuxième producteur
au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avaient servi
d'amorce vendredi dernier à cette dernière flambée.
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