NEW YORK (AFX) - Le prix du pétrole restait au-dessus de 100
dollars le baril mercredi à l'ouverture du marché new-yorkais, après être monté
pour la première fois au-dessus de 102 dollars le baril lors des échanges
électroniques précédant la séance.
Vers 14H05 GMT, le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril
cédait 12 cents à 100,76 dollars. Dans la foulée de la veille, les cours du brut
ont encore amélioré leur record avant le début de la séance du New York
Mercantile Exchange (Nymex), en atteignant le niveau jamais vu jusqu'alors de
102,08 dollars.
Déjà stimulé depuis la semaine dernière par une conjonction de tensions
géopolitiques au Nigeria et dans le nord de l'Irak, une vague de froid aux
Etats-Unis et une arrivée en masse des fonds spéculateurs, le marché du pétrole
a reçu un nouveau coup de fouet avec l'effondrement du dollar.
Le billet vert est descendu pour la première fois jusqu'à 1,50 dollar pour
un euro. La monnaie unique européenne a inscrit un nouveau record historique, à
1,5088 dollar.
"Les mouvements sur le marché des devises fournissent une fois de plus un
aiguillon (au marché pétrolier, ndlr), car ils rendent plus attractives les
matières premières libellées en dollars aux yeux des investisseurs achetant avec
d'autres devises", ont expliqué les analystes du cabinet indépendant John Hall.
De plus, à quelques jours de la prochaine réunion de l'Organisation des pays
exportateurs de pétrole (Opep), le 5 mars à Vienne, les spéculations sur la
prochaine décision du cartel sur son quota officiel de production ont ajouté à
l'agitation du marché.
Mais vu les sommets atteints par les prix du brut, "une baisse de la
production semble moins probable que jamais", ont jugé les analystes de BMO
Capital Markets.
Le rapport hebdomadaire du département américain à l'Energie (DoE), attendu
à 15H30 GMT, pourrait jeter un froid sur ce marché en ébullition. Pour la
septième semaine consécutive, les stocks de brut des Etats-Unis devraient s'être
étoffés, ce qui est en principe de nature à apaiser les craintes d'une offre
insuffisante.
Pour la semaine terminée le 25 février, les analystes tablent sur une hausse
de 2,7 millions de barils des réserves de brut et de 375.000 barils de celles
d'essence. En revanche, les stocks de produits distillés (gazole et fioul de
chauffage) devraient avoir baissé de 2,2 millions de barils.
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