WASHINGTON (AFX) - Les Etats-Unis et Bahreïn ont signé lundi à
Washington un accord de coopération en matière de nucléaire civil, présenté par
Washington comme un modèle pour le Proche-Orient par opposition au programme
nucléaire iranien.
Le protocole d'accord a été signé au département d'Etat devant la presse par
la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, et son homologue
bahreïni, cheikh Khaled ben Ahmed al Khalifa.
Les deux responsables ont échangé une poignée de mains mais n'ont fait
aucune déclaration à l'issue de la courte cérémonie de signature.
Cet accord représente "une expression tangible du désir des Etats-Unis de
coopérer avec les Etats du Proche-Orient et d'ailleurs qui veulent développer un
programme nucléaire pacifique conforme aux critères les plus élevés de sûreté,
de sécurité et de non-prolifération et qui sert donc de modèle pour la recherche
responsable des bénéfices de la technologie nucléaire", a indiqué le département
d'Etat dans un communiqué.
"Il reflète l'engagement de Bahreïn à servir de modèle pour la région",
ajoute le communiqué.
"Bahreïn a exprimé en particulier son intention de renoncer aux technologies
sensibles d'enrichissement de l'uranium et de s'en remettre aux marchés
internationaux existants pour l'achat de combustible nucléaire", poursuit le
document qui note que "cela contraste totalement avec les activités nucléaires
de l'Iran".
Le régime iranien a rejeté de multiples appels de la communauté
internationale à renoncer à ses activités d'enrichissement de l'uranium, que les
Occidentaux disent destinées à la fabrication d'une bombe nucléaire.
Le ministre bahreïni a profité de cette cérémonie de signature pour remettre
solennellement à Mme Rice une note diplomatique marquant l'adhésion de Bahreïn à
l'Initiative mondiale pour combattre le terrorisme.
Bahreïn est le 67e pays à rejoindre ce programme de coopération lancé en
2006 par les présidents américain George W. Bush et russe Vladimir Poutine, et
qui encourage la coopération entre les Etats signataires pour prévenir et lutter
contre le terrorisme nucléaire, selon un décompte du département d'Etat.
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