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ATTENTION - ajoute déclaration de British Airways ///
LONDRES (AFX) - Le terminal 5 de l'aéroport londonien
d'Heathrow, censé restaurer l'image du premier aéroport mondial pour le
transport international de passagers, a connu jeudi une mise en service
cauchemardesque, entre vols annulés, bagages en retard et manifestation.
Inauguré officiellement il y a deux semaines par la reine Elizabeth II, qui
l'avait qualifié alors de "porte d'entrée du XXIème siècle pour le Royaume-Uni",
le terminal a ouvert ses portes au public après cinq ans et demi de travaux pour
un coût total de 4,3 milliards de livres (environ 5,6 milliards d'euros).
Le bâtiment ultramoderne, construit par le groupe aéroportuaire BAA (filiale
du constructeur espagnol Ferrovial) pour l'usage exclusif de British Airways, et
capable de gérer 30 millions de passagers par an, était censé accueillir quelque
40.000 personnes pour sa première journée de fonctionnement.
Mais dès ce premier jour, une cascade d'incidents ont conduit à l'annulation
de 34 vols court et moyen-courriers, notamment à destination de Munich,
Francfort, Paris et Bruxelles, ainsi que vers Glasgow et Aberdeen.
Tout avait pourtant bien commencé avec l'atterrissage avec quelques minutes
d'avance du premier vol à destination du nouveau terminal, un Boeing 747 en
provenance de Hong Kong, qui s'est posé aux alentours de 04H40 GMT.
Le premier vol au départ du bâtiment était quant à lui un vol à destination
de Paris-Charles de Gaulle, a précisé British Airways, qui avait prévu des
distributions de souvenirs et autres attentions pour les premiers passagers du
terminal.
Mais ces réjouissances ont été ternies par une série de problèmes qui ont
fait sombrer le nouveau terminal dans un chaos semblable à celui que connaissent
les anciens terminaux de manière récurrente.
Le système de gestion des bagages, dont BAA et BA avaient pourtant
abondamment vanté ces dernières semaines les mérites et la sophistication, a
rapidement montré des signes de faiblesse, avec des valises rendues jusqu'à deux
heures et demi après l'atterrissage.
Trois vols sont même partis sans bagage en raison d'un problème
informatique, et alors que les files d'attentes étaient censées être
drastiquement réduites, de longues queues se sont formées dans la zone
d'enregistrement.
Et de fil en aiguille, BA s'est vue contrainte d'annuler une vingtaine de
vols à la mi-journée, un bilan qui a été porté à 34 annulations dans
l'après-midi.
En fin d'après-midi, le directeur des opérations de British Airways, Gareth
Kirkwood, a présenté les excuses de la compagnie aux passagers "à la suite de
l'un des plus complexes et plus importants déménagements de l'Histoire dans un
aéroport".
Il a indiqué que les passagers se trouvant déjà dans le terminal pouvaient
monter à bord des avions mais seulement avec des bagages à main, repousser leur
voyage ou être remboursés.
380 vols étaient prévus au total jeudi.
Par ailleurs, des opposants aux projets de développement de l'aéroport,
suspendus au feu vert du gouvernement, qui incluent la construction d'une
troisième piste et d'un sixième terminal, ont réussi à organiser une
manifestation au coeur du bâtiment.
Quelque 250 personnes ont mené une "mobilisation éclair" à 11H00 GMT: elles
ont dévoilé au même moment des tee-shirts rouge vif portant le slogan "Stop à
l'expansion de Heathrow", qu'elles avaient dissimulés sous d'autres vêtements.
Ces manifestants, membres d'associations de résidents et de défense de
l'environnement, ont été dispersés par les nombreux policiers présents.
fpo-elm/et/fbc/bfi
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