M'inscrire Login
  Sym:  
Rechercher dans Actualités

L'option d'un sauvetage des banques sur les deniers publics gagne du terrain (PAPIER D'ANGLE)

Date: 23/03/2008 @ 12h27
Source: TFN Francais
<< Retour
    Par Véronique DUPONT
 
 PARIS (AFX) - L'hypothèse d'un sauvetage des banques par les 
Etats pour mettre fin à une crise qui menace l'ensemble du système financier 
gagne du terrain, même si cette solution revient à faire assumer aux 
contribuables les dérives de certains investisseurs.
 Une solution de dernier ressort qui pourrait s'avérer extrêmement coûteuse 
mais permettre d'éviter des conséquences économiques graves et durables.
 "La collectivité dans son ensemble" va peut-être être amenée à "prendre en 
charge" le coût de la lutte contre une faillite du système bancaire, a averti 
Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international.
 "Il faut donner le signal que les autorités sont prêtes à faire ce qui est 
nécessaire" pour éviter un effondrement du système financier planétaire, a 
renchéri Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE.
 L'administration Bush se dit pour l'instant opposée à toute forme de 
sauvetage fédéral des banques, mais certains membres du Congrès américain 
plaident déjà en ce sens.
 Pour Michel Aglietta, économiste du Centre d'études prospectives et 
d'informations internationales (Cepii), une telle option risque de "devenir 
nécessaire": on en est à la "phase pénultième avant une socialisation complète 
des pertes des banques".
 En Allemagne, la banque IKB a déjà bénéficié trois fois d'une aide massive 
de l'Etat allemand, et le patron de Deutsche Bank, Josef Ackermann, a demandé 
une action commune de l'Etat, des banques et Banques centrales pour venir à la 
rescousse des établissements financiers.
 La Grande-Bretagne a nationalisé la banque Northern Rock pour lui éviter la 
faillite mais l'addition pour les contribuables pourrait s'élever à 55 milliards 
de livres (plus de 70 milliards d'euros).
 Au début des années 90, le gouvernement suédois était venu au secours du 
système bancaire en offrant sa garantie à la dette des banques commerciales, la 
banque centrale donnant un accès illimité au crédit.
 A la même époque, le gouvernement américain avait mis fin à la crise des 
"Savings and Loans", les caisses d'épargne américaines, en créant un fonds 
fédéral (Resolution Trust Corporation, RTC) qui a repris leurs mauvaises 
créances.
 En France, le sauvetage du Crédit Lyonnais, qui a coûté des centaines de 
millions d'euros, reste dans les mémoires.
 Recourir à l'argent public pour empêcher la faillite de banques dont les 
gestionnaires ont pris des risques inconsidérés présente le risque d'encourager 
la poursuite de telles pratiques.
 Mais le "coût social d'une faillite bancaire qui en entraîne d'autres serait 
bien plus important", souligne M. Aglietta.
 Un avis partagé par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, 
pour qui les grands acteurs de la finance mondiale (ministres, banquiers 
centraux, régulateurs) doivent se réunir pour offrir un "soutien massif (aux) 
acteurs les plus en danger".
 Cela pourrait aller "jusqu'à la nationalisation" de banques ou de 
rehausseurs de crédit, qui ont assuré des titres adossés sur de mauvaises 
créances.
 A l'instar du RTC, M. Lorenzi propose la création de fonds publics destinés 
à "reprendre dans leur bilan les titres les plus problématiques détenus par les 
établissements financiers, et dont les pertes finales seraient garanties par les 
Etats".
 Une intervention gouvernementale aux Etats-Unis peut aussi prendre la forme 
d'une modification de la législation pour "éviter le problème des saisies et 
ventes forcées" de logements, qui accentuent le retournement du marché 
immobilier et les pertes des banques, souligne M. Aglietta.
 D'après lui, le sauvetage d'une grande banque paneuropéenne serait plus 
difficile à gérer qu'aux Etats-Unis, car il existe des autorités de supervision 
dans chaque pays dont les positions divergent".
 "S'il faut mettre à contribution des budgets nationaux, il va y avoir des 
batailles pour définir les pays qui doivent payer: ceux où se trouvent les 
filiales ou seulement la maison mère?", argumente-t-il.
 ved/jlb/ang
 
 



Ajoutez un Commentaire
DateTitre
19 Juil00h04L'offre de Vodafone au Ghana repoussée pour l'instant
18 Juil23h40Metrovacesa vend deux galeries marchandes à Unibail-Rodamco pour 434 M EUR
18 Juil23h31American Airlines va réduire ses effectifs de 1.500 personnes
18 Juil23h31American Airlines va réduire ses effectifs de 1.500 personnes
18 Juil23h23Soulagée sur les banques, Wall Street face à une avalanche de résultats (BOURSE HEBDO)
18 Juil23h17Le dollar se maintient face à l'euro, aidé par Citigroup
18 Juil23h11ZOOM Google connaît sa pire journée boursière depuis sa cotation (PAPIER D'ANGLE)
18 Juil23h11ZOOM Google connaît sa pire journée boursière depuis sa cotation (PAPIER D'ANGLE)
18 Juil22h50Wall Street clôt la semaine partagée entre Citigroup et Google (ACTUALISATION)
18 Juil22h50Wall Street clôt la semaine partagée entre Citigroup et Google (ACTUALISATION)


LSE cotations en temps réel. Les cotations des NYSE et AMEX sont différées d'environ 20 minutes. Les autres cotations sont différées d'environ 15 minutes.
En accédant aux services d'ADVFN, vous en acceptez les conditions générales. :: Contactez Nous :: Demandez un marché boursier :: Programme d'affiliation
Copyright1999-2008 ADVFN PLC. Copyright et limite de reproduction :: Vie Privée :: Avertissement Investisseurs :: Devenez Annonceurs :: Accréditations données :: :: Presse ::
41 site:2fr 080719 00:35