FRANCFORT (Allemagne) (AFX) - Le gouvernement allemand
travaille à une nouvelle "loi Volkswagen", a laissé entendre lundi un de ses
porte-parole, malgré l'opposition du ministre de l'Economie et celle du premier
actionnaire de Volkswagen, Porsche.
Les discussion en cours entre différents ministères sont "un signe qu'il y a
une volonté au sein du gouvernement de remplacer l'ancienne loi Volkswagen par
une nouvelle loi Volkswagen", a indiqué Thomas Steg, vice porte-parole de la
chancellerie, lors d'une conférence de presse à Berlin.
Depuis la condamnation à l'automne par la justice européenne de l'ancienne
loi qui verrouillait le capital du constructeur, l'Allemagne est contrainte de
revoir sa copie.
Mais plutôt que de faire entrer Volkswagen dans le droit commun des
entreprises, la ministre de la Justice social-démocrate Brigitte Zypries avait
annoncé en janvier préparer un nouveau texte. L'objectif: garantir de fait un
droit de veto aux représentants des salariés et à l'Etat régional de Basse-Saxe,
actionnaire à hauteur de 20%, sur les décisions stratégiques.
Elle s'est heurtée à l'opposition de son collègue de l'Economie, le
conservateur Michael Glos, et à la vive réprobation de Porsche, premier
actionnaire de VW et qui veut, à terme, en prendre le contrôle.
Lundi le conseil de surveillance de Porsche a d'ailleurs voté l'autorisation
pour la société de monter à plus de 50% du capital de Volkswagen, contre 31%
actuellement.
"Le gouvernement devrait se demander, ce que Volkswagen a de si différent
des autres entreprises en Allemagne qui fait que l'Etat ne peut pas enlever sa
main protectrice de cette entreprise", avait ainsi lancé Wendelin Wiedeking, son
patron, fin janvier.
Selon le magazine allemand Der Spiegel de lundi, le gouvernement travaille à
un compromis qui devrait permettre à la Basse-Saxe, dirigée par les
chrétiens-démocrates, parti de la chancelière Angela Merkel, d'avoir son mot à
dire sur la localisation des usines de Volkswagen, et sur d'éventuelles
délocalisations.
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