PARIS (AFX) - Mars France, filiale de la multinationale
américaine du même nom, entend poursuivre sa croissance en 2008 au même niveau
qu'en 2007 "même si tout n'est pas rose en France", a annoncé Nathalie Roos, PDG
de Mars Chocolat France, jeudi lors d'une conférence de presse.
"Beaucoup de menaces pèsent sur nos affaires: la médiatisation autour de
l'obésité, la potentielle interdiction de la vente de confiserie devant les
caisses de la grande distibution, la possible taxe nutritionnelle et la loi
Chatel qui, si elle instaure la négociabilité, risque de ne pas faciliter nos
négociations avec les distributeurs", a déclaré Mme Roos.
EN 2007, Mars France, présent dans l'Hexagone depuis 40 ans, s'est scindé en
deux entités distinctes: une pour la confiserie et les crèmes glacées et une
autre pour l'alimentation animale et l'alimentation humaine (riz, blé, sauces).
Cette dernière branche a été l'objet d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)
qui a concerné 72 emplois dont 7 licenciements.
La branche alimentation animale et humaine a renoué avec la croissance en
2007 avec un chiffre d'affaires de 612 millions d'euros, en progression de 10%
par rapport à 2006, s'est félicité son PDG, Albert Mathieu.
La branche confiserie, surtout connue pour ses marques Mars et M et M, a
pour sa part réalisé un chiffre d'affaires de 484 millions, en hausse de 21% sur
2006.
Mars possède en France une autre filiale gérée indépendamment, Royal Canin
(alimentation animale), dont le siège mondial est situé près de Montpellier, et
qui emploie 3.700 personnes dans le monde pour un chiffre d'affaires de 1,152
milliard d'euros en 2007.
Entre 2006 et 2008 Mars France a investi 107,2 millions dans la
modernisation et l'extension de ses capacités de production.
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