PARIS (AFX) - L'organisme de mesure d'audience Médiamétrie,
principal organisme de mesure dans ce domaine en France, se dotera au cours de
l'année de nouveaux outils pour mieux évaluer l'audience de médias en pleine
mutation, a indiqué jeudi le PDG de l'entreprise Bruno Chetaille.
L'entreprise va notamment recourir, dès 2009, à la technologie du
"watermarking", déjà utilisée pour évaluer le montant des droits d'auteur
attachés à la consommation de tel ou tel programme audiovisuel. Cette
technologie repose sur le marquage (invisible pour le consommateur) d'un
programme au moment de la production et l'enregistrement de cette signature au
moment du visionnage ou de l'audition.
"Il s'agit pour nous de consolider l'excellence de la mesure, média par
média", a souligné lors d'une conférence de presse Bruno Chetaille, qui veut
pouvoir mesurer la consommation de chaque media "à tout moment, par tout moyen
et partout, à un moment où le numérique se traduit par une multiplication des
réseaux de diffusion, une multiplication des équipements de réception et un
foisonnement des modes de consommation".
"Notre objectif majeur est d'anticiper ces nouveaux réseaux, ces nouveaux
équipements, ces nouveaux comportements", a encore souligné Bruno Chetaille.
Outre la technologie du watermarking, Médiamétrie annonce également un
nouveau logiciel de mesure pour l'Internet.
Médiamétrie se propose par ailleurs de continuer à augmenter la taille des
panels pour la télévision avec l'objectif de parvenir à 5.000 foyers (soit
13.000 individus) en 2011, contre 3.000 foyers aujourd'hui. En ce qui concerne
Internet, la taille du panel doit passer de 10.000 à 25.000 foyers en janvier
2009.
Enfin, l'organisme réfléchit aux moyens de mesurer l'audience "cross-média",
c'est-à-dire la façon dont les utilisateurs consomment un même média (chaîne de
télévision, radio ou journal) sur différents supports (téléviseurs, postes de
radio, ordinateurs, téléphones mobile ou support papier).
Une première étude de référence sera proposée en partenariat avec Audipresse
(qui mesure le nombre de lecteurs des journaux) à l'automne.
A cette occasion, M. Chetaille a évalué à 6,4 millions d'euros la capacité
d'autofinancement de l'entreprise pour 2008.
Selon les comptes du groupe pour l'exercice 2007, le chiffre d'affaires a
progressé de 13% par rapport à 2006, pour s'établir à 55 millions d'euros. Par
ailleurs, le résultat d'exploitation, positif, s'élève à 2,1 millions d'euros,
alors qu'il accusait un déficit de 650.000 euros en 2006.
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