Par Nadège PULJAK
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LE CAP (Afrique du Sud) (AFX) - Le président français Nicolas
Sarkozy va parler de nucléaire civil et espère signer plusieurs accords,
notamment dans le secteur de l'énergie, lors de sa visite d'Etat de deux jours
en Afrique du Sud, la première puissance économique d'Afrique, entamée jeudi.
Nicolas Sarkozy, arrivé au Cap dans la matinée pour une visite de deux jours
après une halte au Tchad, devait prononcer dans l'après-midi un discours au
Parlement sud-africain.
Cette visite du chef de l'Etat français, accompagné d'une importante
délégation économique, doit permettre la signature d'importants contrats
industriels, technologiques et scientifiques.
Le groupe français Alstom signera ainsi vendredi un contrat pour une
centrale à charbon d'une valeur d'1,36 milliard d'euros.
D'autres contrats dans le secteur énergétique sont prévus, avec le
conglomérat Bouygues et la compagnie d'électricité EDF en partenariat avec le
groupe sud-africain Aveng, alors que l'Afrique du Sud traverse une grave crise
énergétique.
Le PDG du groupe nucléaire Areva, Anne Lauvergeon, fait partie de la
délégation. L'Afrique du Sud, qui dispose déjà de la seule centrale nucléaire
d'Afrique noire, veut en construire une deuxième et a approché Areva ainsi que
son concurrent américain Westinghouse.
La France est le 8e partenaire économique de l'Afrique du Sud, avec des
échanges totaux de 3,3 milliards de dollars en 2007.
A son arrivée en Afrique du Sud, Nicolas Sarkozy a également annoncé son
intention de renégocier tous les accords militaires de la France en Afrique, une
déclaration saluée par son homologue sud-africain Thabo Mbeki pour laquelle elle
s'inscrit "dans le processus de décolonisation".
"J'annoncerai la renégociation de tous les accords militaires de la France
en Afrique", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse conjointe avec Thabo
Mbeki. "Tous les chefs d'Etat (concernés) sont informés", a-t-il précisé.
Une fois renégociés, les nouveaux accords seront publiés "dans la
transparence", a-t-il promis: "La France doit être présente de façon différente
en Afrique".
Thabo Mbeki, qui prône une "renaissance africaine" et une meilleure
intégration du continent sur la scène mondiale, s'est félicité de cette annonce:
"Cela fait partie de la suite du processus de décolonisation en Afrique".
Dans un entretien publié dans le quotidien sud-africain The Star, Nicolas
Sarkozy avait déjà indiqué qu'il comptait "revoir la présence militaire
française en Afrique".
"Je pense que les temps ont changé et que la France n'a pas à jouer un rôle
de gendarme en Afrique, c'est le rôle de l'Union africaine et des organisations
régionales africaines", avait-il dit.
Quelque 9.000 soldats français sont actuellement déployés au Sénégal, en
Côte d'Ivoire, au Gabon, au Tchad, en Centrafrique et à Djibouti.
En mai 2006, Nicolas Sarkozy avait promis "une relation nouvelle,
équilibrée, débarrassée des scories du passé" entre la France et l'Afrique.
Le président français a d'autre part appelé la guérilla des Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC) "à libérer sans délai Ingrid Betancourt,
c'est une question de vie ou de mort".
Il s'est dit prêt à aller chercher lui-même l'otage franco-colombienne
"entre le Venezuela et la Colombie si ça devait être une condition".
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