LAGOS (AFX) - Des militants armés nigérians ont lancé une
attaque contre la ville pétrolière de Bonny (sud) dans la nuit de vendredi à
samedi, ouvrant le feu de façon sporadique et incendiant un poste de police et
le palais d'un chef traditionnel, a annoncé la police samedi.
Le chef de la police de l'Etat de Rivers, Felix Ogbaudu, a précisé à l'
que les hommes armés avaient aussi utilisé de la dynamite au cours de l'attaque
qui a duré de 02H00 à 05H00 du matin (de 01H00 à 04H00 GMT).
Il n'a pas été en mesure de donner un bilan de victimes de l'attaque contre
la ville qui est le siège de la Compagnie du gaz liquide nigériane (NLNG).
Par ailleurs, le quotidien The Guardian a rapporté samedi que le corps d'un
Nigérian enlevé le 23 février avait été abandonné par ses ravisseurs vendredi à
Port Harcourt (sud), capitale pétrolière du pays. Les ravisseurs avaient demandé
une rançon à la famille de l'otage Njo Amadi qui était disposée à payer et
s'organisait pour le faire.
Deux jeunes enfants enlevés le 26 février dans la même ville ont été libérés
sains et saufs, a annoncé samedi le chef de la police de l'Etat de Rivers. Les
enfants, dont le père est un homme d'affaires, avaient été enlevés sur le chemin
de la crèche.
Les enlèvements, notamment de membres du personnel des compagnies
pétrolières, sont fréquents dans le sud pétrolier du Nigeria, huitième
producteur mondial de brut, particulièrement depuis deux ans. Les rapts sont
généralement revendiqués par des groupes affirmant agir pour des motifs
politiques ou par des bandes de malfaiteurs cherchant à obtenir des rançons.
Depuis le début 2006, l'insécurité dans le delta du Niger a réduit d'environ
un quart la production pétrolière du Nigeria, aujourd'hui de l'ordre de 2,1
millions de barils par jour.
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