RTE: bénéfice net en "légère" hausse en 2007, bond des investissements
(ACTUALISATION)
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PARIS (AFX) - Le gestionnaire du réseau français de transport
d'électricité RTE (lignes à haute tension) a enregistré une "légère" hausse de
son bénéfice net en 2007, tout en augmentant le montant de ses investissements
de 22% à plus de 770 millions d'euros, a-t-il annoncé mardi.
Le bénéfice net a atteint 466 millions d'euros, en hausse de 3,3%, une
"légère augmentation qui provient pour l'essentiel d'un moindre coût de la dette
nette", a précisé RTE dans un communiqué.
L'Ebitda (excédent brut d'exploitation) est resté "stable" (+3 millions à
1,588 milliard).
Le chiffre d'affaires a augmenté de 1,7% à 4,126 milliards d'euros, une
progression jugée "faible" par le président de RTE, Dominique Maillard. Lors
d'une conférence de presse, il l'a expliquée par la stabilité des tarifs par
rapport à 2006, et une évolution de la consommation d'électricité "très
faible".
A cet égard, il a précisé que RTE souhaitait obtenir "une actualisation" de
ses tarifs "de l'ordre de l'inflation".
Le chiffre d'affaires a toutefois profité de "l'accroissement des revenus
des enchères liées à l'allocation des capacités sur les lignes d'interconnexion
avec les pays voisins" et de la hausse des recettes d'accès au réseau.
Au final, la rentabilité économique brute (rapport entre le résultat
d'exploitation et les capitaux mobilisés) est restée globalement stable, à
9,5%.
Parallèlement, les investissements ont "fortement" augmenté, a souligné RTE:
de 22% (+140 millions d'euros), à 773 millions.
RTE, qui entend poursuivre dans cette voie, a confirmé son objectif
d'investir "environ un milliard d'euros par an à partir de 2009".
"Cette tendance correspond aux besoins de développement des capacités
d'échange d'électricité avec les pays voisins, aux nécessaires raccordements de
nouveaux moyens de production, au déploiement de nouvelles technologies sur le
réseau (câbles à faible dilatation), au recours plus large à la pose en
souterrain pour les réseaux régionaux à haute tension et au renouvellement des
infrastructures", selon le communiqué.
Les investissements, qui avaient dépassé les 1,5 milliard d'euros annuels
dans les années 1980, avaient ensuite diminué pour tomber à 520 millions par an
en 2003 et 2004.
Pour 2008, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a d'ores et déjà
autorisé le projet de RTE d'investir 850 millions, dont 455 millions pour
renouveler et développer les réseaux régionaux, a souligné M. Maillard.
"Avec l'augmentation des investissements, il est probable que notre
endettement va légèrement reprendre en valeur absolue", a-t-il ajouté.
Fin 2007, RTE avait ramené sa dette nette à 5,956 milliards (-42 millions).
L'entreprise a par ailleurs dépensé 938 millions en 2007 pour exploiter le
système électrique français, soit 7% de plus qu'en 2006, en raison
principalement de "la hausse des prix de l'électricité sur le marché européen,
sur lequel il achète pour compenser les pertes physiques sur son réseau".
Par ailleurs, Dominique Maillard a estimé que l'interconnexion électrique
entre la France et l'Espagne pourrait être mise en service en "2011-2012".
Il n'a pas précisé le coût total du projet - qui se heurte à l'opposition
des écologistes et des populations locales -, soulignant qu'il "dépendra du
tracé et de la technologie retenus".
Il a toutefois précisé qu'une interconnexion aérienne coûtait moins d'un
million d'euros le kilomètre pour un tracé de 100 kilomètres. Une somme qui doit
être multipliée, pour une ligne enfouie, par cinq, voire dix ou quinze, en
fonction des difficultés et du relief rencontrés, selon lui.
Mario Monti, le coordinateur européen du projet, a proposé début janvier
d'enfouir partiellement cette ligne à très haute tension, ce qui coûterait
"beaucoup plus cher" mais réduirait selon lui l'impact environnemental.
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