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PARIS (AFX) - Le contrat des ravitailleurs américains remporté
vendredi par EADS est un "grand sujet de fierté" pour le groupe européen, qui
"l'encourage à poursuivre sa stratégie aux Etats-Unis", a déclaré son président
exécutif Louis Gallois à l' .
M. Gallois a fait part de sa "fierté, parce que ça prouve qu'on avait un
très bon produit", et a salué "une stratégie qui s'est avérée payante aux
Etats-Unis".
Concernant les termes de l'offre d'EADS, "on a fait une offre qu'on a jugée
compatible avec nos capacités et notre compétitivité" et cela s'est fait "dans
cet équilibre", a dit M. Gallois, sans plus de précision.
Mais "le prix n'était pas décisif dans l'affaire" car le choix s'est fait
sur "les qualités de l'avion", a-t-il ajouté.
EADS, maison mère d'Airbus, allié à l'américain Northrop Grumman, a remporté
un contrat de 35 milliards de dollars pour fournir 179 avions ravitailleurs à
l'armée de l'Air américaine.
Ce succès pour EADS face à Boeing "l'encourage à poursuivre sa stratégie aux
Etats-Unis, qui se fait au bénéfice de l'Europe" parce que "ça va faire
travailler des gens en Europe", a estimé M. Gallois.
"Gagner sur le sol américain contre un concurrent aussi capable" est "un
grand sujet de fierté", a-t-il ajouté.
EADS s'est engagé avec son partenaire Northrop Grumman à assembler ses
avions en Alabama, dans le sud des Etats-Unis. "Il va falloir investir aux
Etats-Unis", a commenté le patron d'EADS.
"Ca ne change pas la taille d'Airbus mais ça montre qu'il est un fournisseur
aux Etats-Unis du ministère de la Défense, sur un marché réputé impénétrable",
s'est-il félicité.
"179 avions c'est important" mais la production sera "étalée sur un certain
nombre d'années", a souligné Louis Gallois.
Le contrat prévoit que le consortium fournira juqu'à 179 avions
ravitailleurs sur la base des Airbus A330. Les premiers avions devraient entrer
en service en 2013 pour remplacer la flotte vieillissante de KC-135, dont
certains sont en service depuis les années 1960.
A terme, le gouvernement américain pourrait dépenser plusieurs dizaines de
milliards de dollars supplémentaires pour remplacer plus de 500 appareils.
Cette victoire inattendue, un revers majeur pour Boeing, va permettre à EADS
d'étendre sa présence sur la marché américain de la défense, et renforce la
position de Northrop comme acteur majeur sur ce marché.
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