ATTENTION - Merci noter aux troisième paragraphe que le courrier est daté de
mercredi et non jeudi comme indiqué précédemment par erreur. Revoici rectifié.
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WASHINGTON (AFX) - Un groupe d'experts influents basés à
Washington a demandé par écrit aux 185 Etats membres du Fond monétaire
international (FMI) de rejeter la proposition de réforme des droits de vote qui
sera soumise vendredi au conseil d'administration.
Ce projet, censé donner davantage de poids aux pays du Sud, constitue la
première échéance majeure du Français Dominique Strauss-Kahn, nouveau directeur
général du FMI, choisi, fin septembre, pour rendre sa légitimité à une
institution fortement décriée et menacée d'obsolescence.
"Nous estimons que les partisans d'un FMI solide et viable doivent
recommander à leur nation et aux autres de voter contre ce projet de réforme",
indiquent ces huit chercheurs, dans un courrier daté de mercredi.
"Les réformes proposées sont loin d'apporter une réponse aux défis auxquels
le FMI est confronté pour devenir une institution véritablement mondiale, aux
membres mieux représentés et aux droits de vote plus équilibrés",
expliquent-ils.
Les signataires de cette lettre adressée aux membres du conseil
d'administration et leur gouvernement sont Nancy Birdsall, du Center for Global
development (CGD), Colin Bradford, Ralph Bryant, Homi Kharas et Johannes Linn,
de la Brookings Institution, Edwin Truman et John Williamson du Peterson
Institute et Jo Marie Griesgraber de New Rules for Global Finance Coalition.
Les propositions, qui doivent être soumises vendredi au conseil
d'administration du FMI, prévoient que les pays développés cèdent une fraction
de leur voix équivalente à 1,6 point de pourcentage au profit des pays émergents
ou en développement, indique un document interne à l'institution, dont l' a
obtenu une copie.
Aux termes de cette offre, qui requiert la majorité au conseil pour faire
l'objet d'une résolution qui demandera ensuite l'accord de 85% des pays membres,
les pays du Nord détiendraient 57,9% des voix (contre 59,5% aujourd'hui) et ceux
du Sud 42,1% (contre 40,5%), précise ce document.
Une refonte de l'équilibre des pouvoirs au sommet de l'institution
sexagénaire a été lancée il y a plus de deux ans et doit théoriquement aboutir
lors de l'assemblée de printemps du FMI, les 12 et 13 avril, à Washington. Elle
a déjà donné lieu à un premier rééquilibrage, décidé en septembre 2006, lors de
l'assemblée annuelle du Fonds, à Singapour.
dd/al
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