MARSEILLE (AFX) - Le Port autonome de Marseille (PAM), premier
port français et deuxième port pétrolier européen, "doit être un outil fiable",
a déclaré jeudi à Marseille le délégué général de l'Union française des
industries pétrolières (Ufip) Jean-Louis Schilansky.
Avec ses 45 millions de tonnes de brut importés en 2005, sans compter les
produits raffinés, le PAM est "un élément fondamental de l'approvisionnement de
la France en hydrocarbures et à ce titre doit avoir un esprit de service pour
ses clients", a souligné M. Schilansky, en évoquant la réforme portuaire à
l'étude devant la presse.
"Il faut aller vers un progrès significatif, il ne me semble pas que le
statu quo soit souhaitable", a-t-il insisté, rappelant que les deux dernières
grèves au PAM, en deux ans, avaient coûté chacune 25 millions d'euros à
l'industrie pétrolière.
Outre des problèmes de fiabilité dus, selon l'Ufip, aux grèves,
l'organisation pointe également un manque de compétitivité de la place portuaire
marseillaise. "Il faut que les coûts soient comparables aux autres grands ports
européens", a affirmé M. Schilansky, soulignant que "les hydrocarbures sont le
moteur économique du PAM".
Les hydrocarbures (hors gaz naturel liquéfié) représentent 60,7% du trafic
du port de Marseille-Fos. 32% du raffinage français s'effectue dans les quatre
raffineries de l'étang de Berre et du golfe de Fos, qui reversent 44 millions
d'euros de taxe professionnelle aux collectivités locales.
Le PAM alimente aussi les raffineries de Feyzin (Rhône) dans la banlieue de
Lyon, Reichstatt en Alsace, Cressier en Suisse et enfin Karlsruhe en Allemagne.
ag/cr/mba
|