Sortie de crise probable chez Miko à Saint-Dizier (direction et syndicats)
CHAUMONT (AFX) - Les salariés et la direction de l'usine
Cogesal-Miko (groupe Unilever) de Saint-Dizier (Haute-Marne) ont déclaré être
proches d'un accord solutionnant trois mois de conflit social lié aux 250
suppressions d'emplois annoncées dans le cadre de la restructuration du site.
Des "avancées" ont été réalisées par la direction de Cogesal-Miko la semaine
dernière, qui permettront de limiter le nombre de licenciements à "une
cinquantaine", a déclaré samedi à l' Bruno Thys, délégué syndical FO de
l'entreprise.
Eu égard à ces avancées, "on part dans l'état d'esprit de signer un accord
en commun et que les deux parties soient satisfaites", a poursuivi M. Thys.
"On a fait un maximum d'efforts pour trouver un accord, sortir de cette
position qui n'était positive ni pour les employés, ni pour l'usine", a souligné
un porte-parole de Cogesal-Miko, estimant que les discussions vont "dans le bon
sens".
Le compromis pourrait être finalisé lors d'une réunion entre syndicats et
direction qui doit se dérouler mardi à Rueil-Malmaison (Haut-de-Seine), siège
d'Unilever.
Une partie des salariés de Miko avait bloqué le site de Saint-Dizier entre
le 9 janvier et le 17 mars pour protester contre la restructuration du site
entraînant la suppression d'environ 250 emplois sur un total de 493 d'ici
juillet 2008.
Le 11 mars, une porte-parole d'Unilever France avait déclaré qu'il
n'existait "aucune alternative crédible" au projet de la direction.
jf/tj/ide
|