Suez dégage un bénéfice 2007 record, veut fusionner avec GDF avant fin juin
(ACTUALISATION)
PARIS (AFX) - Suez a dégagé en 2007 un bénéfice record, grâce
à une meilleure rentabilité, et redit sa volonté de fusionner avec GDF avant fin
juin, sans exclure que le calendrier soit décalé de quelques semaines.
Le groupe français d'énergie et d'environnement a dégagé un bénéfice net
historique, en hausse de 8,8% à 3,9 milliards d'euros, et un résultat brut
d'exploitation en augmentation de 12,4% à 7,9 milliards d'euros, selon un
communiqué publié mardi.
Le chiffre d'affaires, déjà publié, est en hausse de 7,2% à 47,475 milliards
d'euros, grâce à toutes les activités, notamment européennes.
Ces résultats, supérieurs aux prévisions des analystes, mais jugés "en
ligne" par certains courtiers ou "prudents" sur l'avenir, ont fait progresser
l'action Suez un peu plus que le marché mardi matin. A 14H00 (13H00 GMT), le
titre augmentait de 1% à 41,60 euros, dans un marché en hausse de 0,54%.
Le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, a souligné lors d'une conférence de
presse qu'il était "déterminé à faire aboutir" le projet de fusion avant fin
juin, comme prévu initialement, sans exclure qu'il puisse être "décalé de
quelques semaines".
Mais dans ce cas les conséquences ne seraient "pas stratosphériques", a-t-il
dit en rappelant qu'il travaillait sur ce rapprochement depuis six ans.
Le calendrier de la fusion avait semblé fragilisé en janvier par la justice,
qui avait ordonné à la direction de GDF de fournir de nouvelles informations à
son personnel.
Le comité européen d'entreprise de GDF a promis une réponse le 11 mars,
tandis que le PDG de GDF, Jean-François Cirelli, espère un avis du comité
central d'entreprise "courant avril".
GDF et Suez seront "prêts à fonctionner dès le lendemain de la fusion", et
un comité de pilotage à "l'intégration" est déjà en place, a souligné M.
Mestrallet.
Le 3 septembre, GDF et Suez ont présenté un nouveau projet de rapprochement
qui prévoit notamment une mise en Bourse de Suez Environnement, la branche eau
et déchets de Suez, et une détention de 35,6% du capital du nouvel ensemble par
l'Etat français.
Les objectifs de la future entité sont toujours de dégager un résultat brut
d'exploitation de 17 milliards d'euros d'ici 2010, et de faire croître le
dividende par action de 10 à 15% par an en moyenne entre 2007 et 2010.
Les deux groupes ont réalisé de "très bonnes performances en 2007", a fait
valoir M. Mestrallet. GDF doit publier ses résultats annuels mercredi matin.
Pour son groupe, M. Mestrallet, s'est félicité de résultats "record" grâce à
une "meilleure rentabilité des capitaux" et une croissance de ses métiers
"équilibrée".
Suez proposera à ses actionnaires un dividende en hausse de 13,3% à 1,36
euro par action et distribuera cette année 90 millions d'euros d'actions
gratuites à ses salariés.
Suez promet aussi une croissance de son résultat brut d'exploitation
"d'environ 10%", une "nouvelle hausse" du dividende, et des investissements
supérieurs à ceux de 2007 dans la production d'électricité, les énergies
renouvelables, en Europe et sur le continent américain.
En 2007, les investissements ont progressé de plus de 56% à 6,1 milliards
d'euros, alourdissant la dette.
Le résultat opérationnel courant a atteint un plus haut à 5,175 milliards
d'euros, grâce à "l'amélioration de la rentabilité dans l'électricité en Europe,
la performance du gaz naturel liquéfié en Amérique du Nord et le développement
des ventes d'électricité en Amérique latine".
Les services à l'énergie et l'environnement affichent une "progression de
leurs marges opérationnelles".
Suez est un groupe "profitable, qui investit et qui crée de l'emploi", a
souligné son PDG. Suez a créé 1.000 emplois nets en France en 2007, et prévoit
d'embaucher 110.000 personnes d'ici 2012, dont 52.000 en France et 10.000 en
Belgique.
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