BALE (Suisse) (AFX) - Le président d'UBS, Marcel Ospel, a
réfuté mercredi toute idée de démission de son poste, lors d'une assemblée
générale extraordinaire, alors qu'un certain nombre d'actionnaires le rendent
responsable de la débâcle dans "subprime".
"La popularité ne peut et ne doit en aucune manière influer sur mon action
ou sur celle du conseil d'administration", a indiqué M. Ospel, devant un
parterre de 6.454 actionnaires particulièrement fébriles.
"Nous devons accepter le fait que nous n'ayons pas la faveur des médias ni
celle de l'opinion publique", a-t-il précisé.
"Je ne trahirai donc jamais ma responsabilité et ferai en sorte qu'UBS
revienne sur la voie du succès, une voie que la grande majorité de ses activités
n'a d'ailleurs jamais quittée", a poursuivi Marcel Ospel.
Le président de la troisième banque européenne avait déclaré à plusieurs
reprises "faire partie de la solution" de redressement de la banque, qui a
enregistré 18,4 milliards de dollars de dépréciations en 2007 en raison de la
crise hypothécaire.
"Il importe que nous assurions la direction de l'entreprise, que nous
évaluions calmement la situation, que nous étudions les possibilités qui
s'offrent à nous et que nous agissions promptement, mais sans précipitation",
a-t-il poursuivi.
UBS a réalisé en 2007, pour la première fois de son histoire, une perte
annuelle de 4,4 milliards de francs suisses.
"Nous sommes (...) d'autant plus choqués de ne pas être parvenus à
reconnaître suffisamment tôt les signaux du marché américain de l'immobilier,
suffisamment tôt pour pouvoir prendre les contre-mesures", a-t-il dit.
UBS a "mal évalué certains marchés et en avons pris conscience, mais trop
tard --au vu de la dégradation rapide-- pour pouvoir encore réagir et intervenir
à temps", a ajouté M. Ospel sous les collibets de la salle.
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