UIMM: il faut négocier sur le financement des organisations patronales
(Chérèque)
PARIS (AFX) - Le secrétaire général de la CFDT François
Chérèque a déclaré dimanche à l' dimanche que l'affaire de l'IUMM était la
preuve de la nécessité d'une négociation sur le financement des organisations
syndicales mais aussi patronales.
Interrogé par téléphone, M Chérèque s'est félicité des propos de la
président du Medef Laurence Parisot, qui a annoncé samedi qu'elle demandait
"solennellement à tous les membres de l'Union des Industries et métiers de la
métallurgie (UIMM) qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au
nom du Medef de remettre immédiatement leur mandat à la disposition du Medef".
Cette réaction intervient après que l'UIMM a confirmé jeudi que son ancien
président, Denis Gautier-Sauvagnac, avait négocié une indemnité de départ de 1,5
million d'euros, ainsi que la prise en charge par l'organisation patronale des
conséquences fiscales de l'affaire des retraits de fonds suspects des caisses du
patronat de la métallurgie, pour laquelle il est mis en examen.
"Je ne peux qu'approuver les propos de Laurence Parisot, parce que le
comportement des responsables de l'UIMM est choquant et affligeant. On a le
sentiment que ces personnes-là se trouvent au dessus des lois", a-t-il déploré.
Pour M. Chérèque, "cette affaire va, je l'espère, nous aider à conclure la
négociation sur le financement des organisations syndicales et patronales, pour
arriver à une transparence la plus forte possible".
Les partenaires sociaux ont entamé fin janvier une négociation qui doit
durer au moins jusque fin mars, sur trois thèmes: la représentativité des
organisations syndicales, leurs modes de financement et le dialogue social dans
les entreprises.
"On a là la preuve que cette négociation ne doit pas être une négociation
uniquement sur le financement des syndicats de salariés, il faut que ce soit
aussi une négociation sur le financement des organisations patronales et la
transparence de leurs fonds".
"Si Mme Parisot est logique jusqu'au bout, et je ne doute pas qu'elle le
sera, on doit élargir cette négociation sur tous les financements, patronaux et
syndicaux", a-t-il ajouté.
"Ce que j'attend maintenant c'est que la justice aille jusqu'au bout de
cette affaire, et que M. Gautier-Sauvagnac arrête son attitude méprisante, et
qu'il dise qui a touché l'argent qu'il a distribué illégalement", affirme M.
Chérèque.
"Quitte à faire un scandale encore plus important, il est nécessaire de
purger ces affaires", a conclut le syndicaliste.
caz/nas
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