RYAD (AFX) - Le vice-président américain Dick Cheney a eu des
entretiens "approfondis" sur les moyens de stabiliser le marché pétrolier avec
le roi et le ministre du Pétrole d'Arabie saoudite, a déclaré samedi un
responsable américain.
M. Cheney a trouvé auprès de ses interlocuteurs, le roi Abdallah ben Abdel
Aziz et le ministre Ali al-Nouaïmi, "beaucoup de points communs sur l'évaluation
des problèmes structurels auxquels est confronté le marché mondial de
l'énergie", a dit ce responsable sous couvert de l'anonymat
Le vice-président américain se trouvait vendredi et samedi en Arabie dans le
cadre d'une tournée régionale d'une dizaine de jours.
L'Arabie saoudite, première puissance pétrolière mondiale et chef de file de
l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est l'un des principaux
alliés des Etats-Unis, dont l'économie est menacée de récession sous l'effet,
entre autres, de l'envolée des cours du brut et de l'effondrement du dollar.
Le marché pétrolier a été marqué récemment par une flambée des cours du brut
qui ont pulvérisé successivement les records pour atteindre un pic le 17 mars à
111,80 dollars le baril de "light sweet crude", avant de redescendre à 101,84
dollars jeudi à la clôture du marché new-yorkais.
M. Cheney et ses hôtes ont évoqué "les perspectives, les façons de coopérer
à une tentative de stabilisation du marché et ce qu'il est possible de faire à
court terme, mais plus probablement ce qu'il est nécessaire de faire à moyen et
long termes", a dit le responsable américain.
Au cours de près de cinq heures d'entretiens, M. Cheney et le roi ont aussi
discuté de l'Iran, de l'Irak, de la Syrie, du Liban, de l'Afghanistan, du
Pakistan, des questions israélo-palestiniennes, et de questions bilatérales, a
ajouté le responsable américain.
"Il y a bien évidemment beaucoup de confiance et d'amitié dans ces
rencontres, de grandes zones d'accord sur la façon d'évaluer des grandes
questions auxquelles sont confrontés aussi bien les Etats-Unis que l'Arabie
saoudite dans la région", a-t-il dit.
Le responsable n'a pas voulu entrer dans le détail des entretiens, évoquant
des "discussions confidentielles et privées".
Interrogé pour savoir si le vice-président Cheney avait pressé le roi
d'augmenter la production de pétrole, le responsable a répondu: "D'une manière
générale, les Etats-Unis pensent qu'il devrait y avoir beaucoup plus
d'investissements dans nos propres capacités de production".
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