NEW YORK (AFX) - Les stocks américains de pétrole brut sont
restés inchangés la semaine dernière, alors que le marché comptait sur une
nouvelle progression, a annoncé mercredi le département américain à l'Energie
(DoE).
Cette annonce a nettement accentué le rebond des cours du pétrole, en
ravivant les inquiétudes sur le niveau de l'offre disponible. Vers 14H50 GMT,
sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude"
pour livraison en mai accentuait nettement son rebond, grimpant de 3,49 dollars
à 104,71 dollars. Il avait déjà ouvert en hausse de 74 cents.
Après deux semaines consécutives de reconstitution, les réserves de brut
sont restées parfaitement inchangées à 311,8 millions de barils, lors de la
semaine achevée le 21 mars. Les analystes tablaient au contraire sur une
troisième semaine consécutive de hausse, avec une progression de 1,8 million de
barils. Les Etats-Unis ont importé 570.000 barils de brut par jour en moins la
semaine dernière par rapport à la précédente.
Inférieur de 4,6% par rapport à l'an dernier, le niveau des réserves de brut
est néanmoins "au milieu de la fourchette moyenne pour cette période de
l'année", indique le DoE.
Les stocks d'essence --au plus haut niveau depuis quinze ans-- ont continué
de retomber, avec une baisse de 3,3 millions de barils, à 229,2 millions de
barils. Ce recul est deux fois plus important que celui anticipé.
Ils restent toutefois supérieurs de 11,2% à l'an dernier et au-delà de la
fourchette moyenne pour cette époque, précise le ministère.
Enfin, les réserves de produits distillés, qui comprennent le fioul de
chauffage et le gazole, sont ressortis également en baisse de 2,2 millions de
barils, à 111,3 millions de barils, contre un recul de 1,63 million prévu par
les analystes.
Ces réserves, qui sont inférieures de 7,9% comparé à il y a un an, se
situent "dans la moitié basse de la fourchette moyenne", selon le DoE.
Par ailleurs, la cadence des raffineries a encore décéléré la semaine
dernière, en fonctionnant à 82,2% de leurs capacités, contre 83,8% la semaine
précédente.
Sur les quatre dernières semaines, la consommation des Américains en
produits pétroliers a été de 20,3 millions de barils par jour en moyenne, soit
-2,2% de moins qu'un an plus tôt.
La demande en distillats, qui va ralentir avec l'arrivée du printemps, a été
en moyenne de 4,2 millions de barils par jour sur les quatre dernières semaines,
un niveau inférieur de 4,0% à celui de l'année dernière.
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