NEW YORK (AFX) - La Bourse de New York est tombée dans le
rouge jeudi en matinée, plombée par le secteur technologique, malgré la
confirmation d'une petite croissance aux Etats-Unis au dernier trimestre 2007:
le Dow Jones cédait 0,50% et le Nasdaq perdait 1,30%.
Vers 14H45 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reculait de 62,20
points à 12.360,66 points et l'indice Nasdaq, à forte composante technologique,
de 30,22 points à 2.294,14 points.
L'indice élargi Standard and Poor's 500 baissait lui de 0,60% (-8,11 points)
à 1.333,02 points.
Mercredi, de nouveaux indicateurs économiques moins bons que prévu avaient
fini de saper le récent enthousiasme de Wall Street: le Dow Jones et le S&P 500
avaient perdu 0,88% et le Nasdaq 0,71%.
"La progression du marché a été entravée par la faiblesse du secteur
technologique, qui pèse lourd", ont expliqué les analystes de Briefing.com.
En particulier, le groupe de logiciels professionnels Oracle (-7,31% à 19,41
dollars) était sanctionné pour ses résultats trimestriels.
"Les investisseurs continuent de sanctionner les groupes qui publient des
bénéfices conformes aux attentes, mais des chiffres d'affaires légèrement
inférieurs. C'est ce qu'on voit avec Oracle", a commenté Frederic Dickson, de DA
Davidson & CO.
Autre poids lourd du secteur, Google perdait 3,13% à 443,85 dollars,
souffrant d'une recommandation négative de courtier et d'une étude affirmant que
"le groupe n'a pas reçu autant de +clics payants+ qu'attendu" en février, ont
rapporté les analystes de Briefing.com.
Par ailleurs, le secteur bancaire participait aussi à enfoncer les
principaux indices de Wall Street, car "plusieurs sociétés financières ont vu
leurs estimations de bénéfices diminuer" par des courtiers, ont indiqué les
analystes de Briefing.com.
Ainsi, parmi les grandes banques américaines, Merrill Lynch perdait 2,45%,
Lehman Brothers 6,12% et Citigroup 1,50%.
La faiblesse des secteurs technologiques et financiers a fait s'évaporer
l'enthousiasme initial généré par la confirmation de la croissance américaine au
quatrième trimestre 2007, qui a donc été de 0,6%.
De plus, "la consommation des ménages a été révisée à la hausse, ce qui
suggère un plus grand dynamisme en matière de dépenses que ce qui était craint"
et l'inflation s'est moins accélérée que prévu, a commenté Patrick O'Hare,
analyste de Briefing.com.
Autre bonne nouvelle sur le front macroéconomique, les demandes
hebdomadaires d'allocations chômage, un indicateur toutefois guère significatif
car très volatil, ont diminué de 9.000 pour revenir à 366.000 dossiers, ce qui
est moins qu'attendu.
"Cela réduit les craintes d'une détérioration rapide du marché du travail",
considérée comme un élément révélateur d'un affaissement de l'économie, a
expliqué M. O'Hare.
Par ailleurs, le groupe American Express perdait 1,04% à 44,89 dollars, à la
suite de l'annonce du rachat de l'activité de General Electric (-0,81% à 36,83
dollars) dans les cartes entreprises pour 1,1 milliard de dollars.
Delta Airlines perdait également 3,66% à 8,42 dollars, après avoir annoncé,
au lendemain d'American Airlines, devoir annuler 275 vols pour vérifier ses
appareils.
En revanche, le groupe de médias Clear Channel, qui avait pesé sur le marché
mercredi en raison de rumeurs d'un échec de son rachat par deux fonds
d'investissement, reprenait 11,44% à 30,00 dollars. Un juge du Texas a enjoint
les banques qui doivent financer ce rachat à ne pas interférer ou empêcher la
transaction.
Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans baissait à
3,492%, contre 3,494% mercredi soir, et celui à 30 ans montait à 4,359%, contre
4,330%.
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