NEW YORK (AFX) - La Bourse de New York s'enfonçait mardi en
mi-séance, plombée par les valeurs bancaires, qui risquent de devoir faire état
de nouvelles dépréciations d'actifs du fait de leur exposition à la crise des
"subprime": le Dow Jones perdait 1,22%, et le Nasdaq 1,17%.
Vers 17H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reculait de 150,12
points à 12.108,78 points et l'indice Nasdaq, à forte composante technologique,
de 26,47 points à 2.232,13 points. Le Nasdaq est descendu peu avant jusqu'à son
plus bas depuis septembre 2006.
L'indice élargi Standard and Poor's 500 perdait lui 16,03 points à 1.315,31
points (-1,20%).
"Les mêmes craintes ont ressurgi", expliquait Peter Cardillo, analyste au
cbainet Avalon Partners.
Et d'énumérer, des craintes de nouvelles pertes pour les institutions
financières, qui ont été "amplifiées par Citigroup".
La banque Citigroup, la plus touchée par la crise du "subprime", faisait
l'objet mardi de différentes spéculations. Le fonds souverain de Dubai, Dubai
International Capital, a laissé entendre que les fonds du Golfe ne suffiront pas
à renflouer la banque, et une note d'analyste prédit de nouvelles dépréciations
massives de la banque.
En outre, le président de la la banque centrale (Fed), Ben Bernanke, et son
vice-président, Donald Kohn, ont renforcé ces craintes.
M. Bernanke, a estimé "probable" que les défauts de paiement et les saisies
immobilières continuent d'augmenter "pendant un certain temps", notamment du
fait de la hausse des taux des emprunts immobiliers à risque (subprime) et de la
baisse prévisible des prix de l'immobilier.
M. Kohn s'est pour sa part dit s'attendre à de nouvelles dépréciations
d'actifs des grandes banques américaines.
"La Fed nous dit en gros que la crise va continuer alors que les
investisseurs espéraient qu'elle était en train de se calmer", a commenté M.
Cardillo.
L'action Citigroup chutait de 6,54%, entraînant dans son sillage les autres
institutions financières. Bear Stearns lâchait 2,43%, JP Morgan 3,21%, Bank of
America 2,60%, Lehman Brothers 3,17%, et Goldman Sachs 1,61%.
Par ailleurs, "les commentaires et prévisions pessimistes de Intel pèsent
(aussi) sur le marché", faisaient remarquer les analystes de Briefing.com.
Intel (-1,45%) a abaissé lundi ses prévisions pour le premier trimestre
2008, invoquant des prix moins élevés dans les mémoires flash de type NAND. Il a
dit ensuite tabler désormais sur une marge de 54%, contre une précédente
prévision de 56%.
"Ce revirement est le résultat d'une économie qui est en train d'entrer en
récession", a commenté Al Goldman (A.G Edwards).
Ces informations tombent au moment où les investisseurs redoutent que les
résultats des entreprises soient affectés en 2008 par la crise financière.
Lundi, Wall Street avait fini en baisse en dépit d'un indice économique
meilleur que prévu: le Dow Jones avait perdu 0,06%, le Nasdaq 0,57%, tandis que
le SP 500 avait gagné 0,05%.
Le marché obligataire était contrasté. Le rendement du bon du Trésor à 10
ans, qui évolue en sens contraire du prix des obligations, était stable à
3,535%, contre 3,534% lundi, alors que celui à 30 ans montait à 4,431%, contre
4,425% la veille.
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