PARIS (AFX) - Les syndicats de Saint-Gobain se sont dits jeudi
"préoccupés" par la montée de Wendel à 20,6% du capital de leur groupe de
matériaux de construction et de distribution, demandant à la société
d'investissement d'être "un actionnaire de référence sur le long terme".
Dans une déclaration commune, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC ont "pris acte"
de l'accord passé entre les deux groupes et affirmé rester "très vigilants".
L'accord, annoncé mercredi, "apporte une vague visibilité sur les prochaines
années" mais "Wendel ne cache pas sa volonté d'intervenir dans la stratégie de
Saint-Gobain", soulignent-ils.
"Alors que les 300 millions d'euros d'économies annoncées par Saint-Gobain
en juillet 2007 inquiétaient les représentants des salariés, Wendel a renchéri
en parlant de 1.000 millions d'euros", selon les syndicats.
Ceux-ci craignent "une stratégie plus basée sur le remboursement des dettes
de Wendel que sur le développement de la stratégie de Saint-Gobain", ce qui
serait "une menace considérable pour l'intégrité du groupe et pour l'emploi".
"Dans cette période de crise financière mondiale aiguë, les syndicats de
Saint-Gobain demandent que Wendel soit un actionnaire de référence sur le long
terme, accompagnant la stratégie mise en oeuvre par la direction du groupe",
concluent-ils.
Wendel, premier actionnaire de Saint-Gobain, possédait précédemment 17,87%
de son capital.
Il y a une semaine, les deux groupes ont aussi annoncé un accord sur la
gouvernance, après six mois de conflit larvé depuis l'arrivée de Wendel au
capital de Saint-Gobain, celle-ci suscitant des craintes de prise de contrôle
rampante.
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