Wendel "confiant" pour 2008, n'exclut pas de vendre Editis (ACTUALISATION)
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ATTENTION - Ajoute commentaires Lafonta ///
PARIS (AFX) - La société d'investissement Wendel a plus que
doublé son bénéfice net en 2007 grâce à une importante plus-value liée à
l'introduction en Bourse de Bureau Veritas, et vise pour 2008 "une nouvelle
année de croissance", a-t-elle annoncé jeudi.
Le président du directoire Jean-Bernard Lafonta a en outre laissé entendre
lors d'une conférence qu'il n'excluait pas de céder le groupe d'édition Editis,
pour lequel il a reçu "des marques d'intérêt sérieuses de groupes français et
européens".
Mais il a démenti les rumeurs évoquant une possible sortie du fonds
américain KKR du capital du groupe de matériel électrique Legrand, détenu à 60%
par Wendel et KKR, liées par un pacte d'actionnaires.
Après ces annonces, l'action Wendel progressait de 5,51% à 80,30 euros dans
un marché parisien en hausse de 0,70%.
En 2007, le bénéfice net de Wendel a augmenté de 141% à 879 millions
d'euros, dont 486 millions de résultat non récurrent, selon un communiqué.
Celui-ci inclut 786 millions de plus-value liée à l'introduction en Bourse fin
2006 de Bureau Veritas, numéro deux mondial de la certification et de
l'inspection.
Mais Wendel a pâti de la crise des marchés financiers: son actif net
rééevalué (ANR), qui reflète la valorisation de son patrimoine, a baissé de
16,3% entre début novembre et fin mars, à 113 euros, selon la lettre aux
actionnaires publiée en marge des résultats. Depuis janvier 2003, il a progressé
de 23%.
Toutefois, le "résultat net des activités", indicateur privilégié par Wendel
pour mesurer la performance des sociétés dont il est actionnaire, a progressé de
13% à 408 millions, dont 188 millions issus de Bureau Veritas et 129 millions de
Legrand.
Pour 2008, Wendel attend "une nouvelle année de croissance" malgré "un
environnement plus incertain et plus difficile". "Nous sommes conscients de
l'environnement dans lequel nous évoluons et confiants dans la qualité et la
solidité des sociétés" du portefeuille "diversifié" de Wendel, a résumé M.
Lafonta.
Il a confirmé les objectifs fixés pour la période 2006-2012: doubler la
valeur de l'ANR, augmenter le dividende de 15% par an en moyenne, investir 2
milliards d'euros pour le développement des filiales, et 3 milliards dans
d'autres sociétés, cotées ou non, françaises ou étrangères.
Sur ces 3 milliards, 1,6 milliard l'a déjà été dans Saint-Gobain, dans le
capital duquel Wendel est entré en septembre pour devenir son premier
actionnaire avec aujourd'hui 20,6% du capital et 19,6% des droits vote, comme
annoncé mercredi soir.
Cette entrée s'était accompagnée de craintes d'une prise de contrôle
rampante du groupe de matériaux de construction et de distribution par Wendel.
Après six mois de conflit larvé, les deux groupes sont arrivés à s'entendre.
Dans un accord dévoilé le 20 mars, Wendel s'engage à plafonner sa participation
à 21,5% et à s'auto-limiter à 34% de droits de vote exprimés pour les assemblées
générales de 2010 et 2011, lorsqu'il aura acquis ses droits de vote doubles.
Evoquant l'investissement dans Saint-Gobain, M. Lafonta a de nouveau loué
son "potentiel", répété que les financements sont "sécurisés" et que la santé
financière de Wendel reste "solide", alors que les marchés s'interrogent sur la
rentabilité de l'investissement.
L'action Saint-Gobain, qui valait environ 72 euros en septembre au moment
des premiers achats de titres par Wendel, vaut aujourd'hui en moyenne 50 euros,
explique M. Lafonta dans sa lettre aux actionnaires. Soit une baisse de 30,5%.
Le cours de Bourse de Wendel a aussi chuté de plus de 30% depuis six mois,
dans le sillage de la crise des marchés. Mais il a "été multiplié par trois sur
les cinq dernières années", et progressé deux fois plus vite que le CAC 40, a
fait valoir Wendel.
Le groupe proposera lors de l'assemblée générale du 9 juin un dividende de 2
euros par action au titre de 2007 (+17,6%).
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