PARIS (AFX) - Le titre Maurel et Prom progressait jeudi matin,
malgré la chute inattendue du résultat opérationnel du groupe en 2007, les
investisseurs privilégiant l'effort d'exploration de la société, qui s'est
traduit par une hausse de ses réserves.
A 09H48 (08H48 GMT), l'action Maurel et Prom prenait 1,08% à 13,34 euros,
après avoir ouvert en légère baisse, dans un marché parisien en hausse de
0,45%.
La société française d'exploration et de production pétrolière a annoncé une
hausse de 13% de ses réserves prouvées, à 49,38 millions de barils équivalents
pétrole (Mboe), pour une progression de 15% de ses réserves prouvées et
probables, à 125,6 Mboe, une "bonne nouvelle" saluée par Natixis.
"Sur le plan des réserves, la situation est meilleure", renchérit Jean-Luc
Romain, analyste du Crédit Mutuel-CIC, réitérant sa recommandation à l'achat
"sur la base du potentiel de découvertes du groupe (24 puits fermes et 20
optionnels sur les 18 prochains mois)".
Pour 2008, le groupe "prévoit d'accroître son effort d'exploration (200
millions d'euros contre 127 en 2007) et de développement (239 millions d'euros
contre 174 en 2007), afin d'atteindre un niveau de production de 19.000 barils
par jour et un niveau de réserves à fin 2009 identique à celui précédant la
cession de M'Boundi", ses actifs congolais, ajoute M. Romain.
Revers de ces investissements, "les charges d'exploration et de
dépréciations d'actifs inhérentes à l'activité de Maurel et Prom vont rendre les
résultats plus volatils que précédemment", souligne l'analyste du Crédit
Mutuel-CIC, une remarque déjà illustrée par les comptes de 2007.
Le groupe a en effet divisé par plus de trois son résultat opérationnel
courant l'an dernier, le portant à 23,3 millions d'euros contre 83,3 millions en
2006, très en dessous des estimations du CM-CIC, qui tablait sur 72,7 millions
d'euros.
Par ailleurs, si Maurel et Prom a vu son bénéfice net augmenter de 765,8
millions d'euros grâce à des cessions d'actifs, "le résultat net des activités
conservées est une perte de 48,7 millions d'euros", après un bénéfice pro forma
de 2,1 millions en 2006, explique Jean-Luc Romain.
Selon lui, cette performance décevante s'explique par "des charges
d'exploration de 29,6 millions d'euros, dont 20 millions additionnels passés au
second semestre, liées à des échecs sur plusieurs puits d'exploration, et à un
total de 40,7 millions d'euros de dépréciations d'actifs".
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