PARIS (Agefi-Dow Jones)--Les indices européens ont clôturé dans le rouge vendredi, les investisseurs réagissant aux déclarations de plusieurs dirigeants de la Réserve fédérale (Fed) jugées restrictives, tandis qu'à Paris, l'action EDF a connu l'une des pires séances de son histoire boursière.



L'indice Stoxx Europe 600 s'est replié de 1%, à 481,2 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont perdu 0,8% chacun. A Francfort, le DAX 40 a abandonné 1%, tandis que le FTSE 100 a cédé 0,2% à Londres.



Sur l'ensemble de la semaine, le Stoxx Europe 600 a perdu 1,1%.



Wall Street se replie également à la veille d'un long week-end. L'indice Dow Jones recule de 0,7%. Le S&P 500 efface 0,2% tandis que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, cède 0,1%.



La gouverneure de la Réserve fédérale (Fed) Lael Brainard a affirmé jeudi devant le Sénat américain que la lutte contre l'inflation était la priorité de la banque centrale et que sa principale arme dans ce cadre était la hausse des taux d'intérêt. Le comité de politique monétaire "projette plusieurs relèvements dans le courant de l'année [...] Nous serons en mesure de le faire, je pense, dès la fin des achats d'actifs", a déclaré la gouverneure de la Fed, en notant que les achats obligataires de la Fed devraient prendre fin au premier trimestre.



Christopher Waller, un autre gouverneur de la Fed, a de son côté déclaré jeudi soir, au cours d'un entretien accordé à Bloomberg TV, qu'il jugeait toujours raisonnable d'envisager trois relèvements des taux d'intérêt cette année. Le banquier central a toutefois ajouté que si l'inflation restait élevée au second semestre il faudrait "se poser la question d'un quatrième, voire d'un cinquième relèvement".



"Même le président de la Fed de Chicago", Charles Evans l'un des membres au ton habituellement le plus accommodant au sein de la banque centrale américaine "a déclaré qu'une hausse des taux en mars et de multiples hausses cette année étaient possibles", relèvent les stratégistes de Deutsche Bank.



"La Fed va certainement effectuer une accélération plus rapide que prévu de son resserrement de politique monétaire. Certains intermédiaires financiers vont jusqu'à prévoir cinq relèvements de taux, il y a un effet d'emballement", observe Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique et stratégique chez Saxo Bank.



Les investisseurs digèrent par ailleurs un indicateur moins bon que prévu. Les ventes au détail aux Etats-Unis ont reculé de 1,9% en décembre par rapport au mois précédent, soit bien davantage que la contraction de 0,1% anticipée par les économistes interrogés par le Wall Street Journal.



SUR LES AUTRES MARCHES:



-Le rendement de l'obligation du Trésor américain à dix ans s'inscrit à 1,758%, contre 1,703% jeudi soir. Le rendement du Bund allemand à dix ans s'établit à -0,045%, contre -0,088% jeudi soir.



-L'euro cède 0,4% face au billet vert, à 1,1413 dollar.



-Les cours du pétrole progressent. Le contrat de mars sur le Brent de mer du Nord gagne 66 cents, à 85,13 dollars le baril. Le contrat de février sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex prend 72 cents, à 82,84 dollars le baril.



VALEURS A SUIVRE:



-EDF a chuté de 14,6%. Les mesures annoncées par le gouvernement français pour limiter la hausse des prix de l'électricité pourraient réduire l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) du groupe d'un montant compris entre 7,7 et 8,4 milliards d'euros cette année, a averti EDF. En outre, "le prolongement des arrêts nucléaires va couter très cher également", notent les analystes d'Oddo BHF. EDF a prolongé l'arrêt de cinq réacteurs concernés par un problème de corrosion sur un circuit de sécurité. Selon un porte-parole de l'Autorité de sûreté nucléaire cité par Reuters, le groupe passe actuellement en revue tous les contrôles effectués sur son parc nucléaire afin de déterminer si le problème touche d'autres réacteurs, ce qui pourrait conduire à d'autres arrêts.



-Elior a perdu 6,2% alors que l'agence de notation Moody's a dégradé la note de crédit "corporate family rating" (CFR) du groupe de restauration collective de "Ba3" à "B1", avec une perspective stable. "La rentabilité d'Elior se redressera plus lentement que nous le prévoyions en juin 2021 en raison de la propagation rapide du variant Omicron", a expliqué Eric Kang, analyste chez Moody's. Les paramètres de crédit du groupe vont demeurer incompatibles avec une note "Ba3" en 2022, pour une troisième année consécutive, "avec une visibilité limitée sur un rétablissement de la rentabilité vers les niveaux prépandémiques au cours de l'exercice 2023", a-t-il ajouté.



-L'éditeur allemand de logiciels professionnels SAP (stable à Francfort) a publié jeudi soir des résultats financiers meilleurs que prévu au titre du quatrième trimestre. Invest Securities note néanmoins que le groupe a publié des perspectives de résultat opérationnel non-IFRS inférieures au consensus.



-A Wall Street, JPMorgan perd 5,5% après l'annonce d'un bénéfice en baisse au quatrième trimestre, à 10,4 milliards de dollars, et de prévisions prudentes pour cette année. Citigroup de son côté abandonne 2,3%, après avoir indiqué que son bénéfice net avait chuté de 26% au quatrième trimestre. Wells Fargo gagne en revanche 3,1% après avoir publié un bénéfice net en hausse de 86% au quatrième trimestre.



-François Schott et Julien Marion, Agefi-Dow Jones; +33 (0)1 41 27 47 92; fschott@agefi.fr ed: ECH



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January 14, 2022 12:13 ET (17:13 GMT)




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