(Actualisation: déclarations de Remo Ruffini démentant l'existence d'un projet de rachat, réaction en Bourse et contexte)



PARIS/BARCELONE (Agefi-Dow Jones)--Moncler a des contacts avec Kering et d'autres groupes du secteur afin d'explorer ensemble certaines opportunités mais n'étudie aucune hypothèse concrète de rachat par le groupe français, a indiqué le président-directeur général du fabricant italien, Remo Ruffini, jeudi.



A la Bourse de Milan, l'action Moncler ralentit la cadence après ces déclarations et ne gagne plus que 7,9%, à 41,88 euros, contre 10% à la mi-journée.



"Pour le moment, aucune hypothèse concrète n'est à l'étude", a déclaré Remo Ruffini, faisant référence à une dépêche de Bloomberg publiée mercredi soir, selon laquelle la société italienne, connue pour ses doudounes de luxe, a eu des discussions préliminaires avec Kering.



Depuis plusieurs semaines, les investisseurs anticipaient de nouvelles opérations de rapprochement dans le secteur du luxe après l'accord conclu par LVMH visant à racheter le joaillier américain Tiffany pour 16,2 milliards de dollars.



Un rachat de Moncler permettrait à Kering de gagner du terrain dans la course à la taille à laquelle se livre le secteur.



Il permettrait surtout de réduire la dépendance du groupe à Gucci, sur laquelle repose 80% du résultat opérationnel, soulignent les analystes d'UBS. Toutefois, les actionnaires de Kering pourraient s'interroger sur le timing et le prix de l'opération, ajoute la banque, alors que le fabricant de doudounes italien a déjà vu son cours grimper de 33% depuis le début de l'année avant les informations de Bloomberg.



Pour les analystes d'Equita SIM, Kering devrait probablement consentir une prime supplémentaire de 30%, ce qui valoriserait la cible à environ 50 euros par action, ou 12,9 milliards d'euros.



Contacté par l'agence Agefi-Dow Jones, Kering n'a pas souhaité apporter de commentaire.



Pas pressé de vendre



Pour s'offrir Moncler, Kering devrait surtout convaincre Remo Ruffini du bien-fondé d'une telle transaction. Le patron de Moncler contrôle 22,5% de son capital, tandis qu'environ 40% sont aux mains d'investisseurs institutionnels.



Remo Ruffini n'est pas pressé de vendre, souligne Luca Solca, analyste de Bernstein. La direction actuelle du fabricant italien a développé la marque de façon pratiquement parfaite, ajoute l'analyste qui s'interroge sur la valeur ajoutée de Kering en cas de rachat.



Mais le projet de rachat de Tiffany par LVMH a mis la pression sur les autres grands acteurs du luxe, ajoute l'analyste.



LMVH, Kering, et le suisse Richemont sont les mieux placés pour lancer un nouveau cycle de consolidation du secteur compte tenu de leurs niveaux importants de trésorerie.



En début d'année, le magazine WWD avait rapporté l'intérêt de Kering pour le couturier italien Valentino.



D'autres valeurs du luxe italien bénéficient jeudi des spéculations entourant le secteur. Salvatore Ferragamo progresse de 7,3%, Tod's s'adjuge 5,1% et Aeffe, le propriétaire d'Alberta Ferretti gagne 4,2%.



-François Schott et Dimitri Delmond, Agefi-Dow Jones; +33 (0)1 41 27 47 31; ddelmond@agefi.fr fschott@agefi.fr



(Cristina Roca, Dow Jones Newswires, a contribué à cet article)



ed: LBO - ECH



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December 05, 2019 09:47 ET (14:47 GMT)




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