(CercleFinance.com) - L'action Bouygues (London: 0HAN.L - actualité) tenait ce midi la tête des plus fortes hausses de l'indice CAC 40 en prenant 1,7% à 28,1 euros, contre + 0,7% pour l'indice parisien. Et ce moins de dix jours après avoir touché son plus bas niveau annuel, l'échec de la fusion Orange (London: 0OQV.L - actualité) /Bouygues Telecom ayant été rudement sanctionné. Depuis ce matin en effet, les spécialistes de Kepler Cheuvreux ne sont plus d'avis de réduire la position, mais d'acheter l'action du conglomérat Bouygues. L'argumentation porte essentiellement de la val...
(CercleFinance.com) - L'action Bouygues (London: 0HAN.L - actualité) tenait ce midi la tête des plus fortes hausses de l'indice CAC 40 en prenant 1,7% à 28,1 euros, contre + 0,7% pour l'indice parisien. Et ce moins de dix jours après avoir touché son plus bas niveau annuel, l'échec de la fusion Orange (London: 0OQV.L - actualité) /Bouygues Telecom ayant été rudement sanctionné. Depuis ce matin en effet, les spécialistes de Kepler Cheuvreux ne sont plus d'avis de réduire la position, mais d'acheter l'action du conglomérat Bouygues. L'argumentation porte essentiellement de la valorisation : en effet, l'action Bouygues (Swiss: 487662.SW - actualité) était grimpée, en début d'année lorsque Bouygues Telecom semblait devoir se marier avec Orange, à plus de 38 euros. Le (Taiwan OTC: 8490.TWO - actualité) montant de l'opération évoqué, en cash et en titres, était de l'ordre de 8 milliards d'euros, alors que Bouygues capitalisait aux environs de 13 milliards d'euros. Puis l'échec de l'opération, qui ne semble pas devoir revenir à court terme sur le devant de la scène, a été rudement sanctionné : l'action Bouygues a atteint son plus bas de l'année le 16 juin à 26,1 euros, ce qui correspondait à une capitalisation de 9 milliards. En substance pour Kepler Cheuvreux, si Bouygues vaut moins qu'on ne pouvait le penser au printemps, il ne vaut pas rien, et cette baisse peut être mise à profit. Avec des ambitions limitées : la cible des analystes reste inchangée, à 31 euros. L'argumentation des analystes se tient : en baisse de 23% depuis le début de l'année, l'action Bouygues accuse le 2e plus fort recul au sein d'un indice CAC 40 en retrait de 5,8% seulement sur la période. En outre, le métier principal du groupe reste la construction : quoi qu'en baisse de 18% au 1er trimestre à 3 milliards d'euros, les prises de commandes n'empêchent pas le montant du carnet des trois filiales concernées (Bouygues Construction d'abord, Colas (London: 0NZ1.L - actualité) ensuite et enfin Bouygues Immobilier) de frôler les 30 milliards d'euros. A comparer avec un CA (NasdaqGS: CA - actualité) correspondant de presque 26 milliards en 2015, sur 32,4 milliards pour le groupe dans son ensemble.De plus, les trois activités 'BTP' de Bouygues concentraient aussi 88% du résultat opérationnel courant de 2015. Leur rentabilité 'est attendue en amélioration dès cette année?, prévoit la direction. Et enfin, Bouygues entend redresser sensiblement la rentabilité de Bouygues Telecom à moyen terme. Notons aussi que le dividende 2015 de 1,60 euro, qui a été payé fin avril, correspond à un rendement appréciable de 5,7%. Soit le 4e parmi les plus élevés de l'indice CAC 40. Cependant, il faudra encore se montrer patient avant d'avoir des nouvelles fraîches : les comptes semestriels de Bouygues ne seront pas publiés avec le 31 août. EG
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