(Actualisation: commentaires du directeur adjoint de la direction production nucléaire, cours de Bourse)



PARIS (Agefi-Dow Jones)--L'énergéticien EDF a de nouveau abaissé sa prévision de production nucléaire en France pour 2022, avec pour conséquence un impact sur son excédent brut d'exploitation (Ebitda) cette année plus important que précédemment estimé.



EDF a diminué sa prévision de production nucléaire en France pour 2022 à 280-300 térawattheures (TWh), contre 295-315 TWh précédemment. L'impact de la baisse de production sur l'Ebitda a été relevé à 18,5 milliards d'euros, contre 14 milliards d'euros auparavant.



La diminution de la production nucléaire en France pénalise l'Ebitda d'EDF, qui doit réaliser des achats de compensation sur les marchés de gros dans un contexte de forte hausse des prix.



Vers 12h50, l'action EDF perdait 0,8% à 8,30 euros, tandis que l'indice SBF 120 cédait 2%.



La production d'EDF est limitée par des arrêts liés à un programme de contrôles et de réparations des tuyauteries potentiellement concernées par un phénomène de corrosion sous contrainte décelé sur plusieurs réacteurs l'an dernier. Actuellement, 12 réacteurs nucléaires sur les 56 qui possède EDF sont à l'arrêt. "A ce stade pour 2022, EDF considère qu'il n'est pas nécessaire d'anticiper de nouveaux arrêts de réacteurs", a indiqué le groupe dans un communiqué.



Du fait de ce phénomène de corrosion, la production d'électricité d'origine nucléaire en France s'est établie à 91,7 TWh au premier trimestre, en repli de 7,5 TWh sur un an.



"EDF poursuit son programme de contrôles et prépare avec la filière nucléaire la réparation des portions de tuyauteries concernées par la corrosion sous contrainte", a expliqué le groupe.



Le phénomène de corrosion sous contrainte (CSC) a actuellement été identifié sur quatre réacteurs, a indiqué le directeur adjoint de la direction production nucléaire, Régis Clément, lors d'une conférence avec des journalistes.



Il est présent à la fois sur le circuit d'injection de sécurité (RIS) et le circuit de refroidissement du réacteur à l'arrêt (RRA) sur les réacteurs Civaux 1, Chooz 1 et Penly 1, tandis que seul le RRA est concerné pour Chinon B3.



Les analyses menées par EDF lui permettent actuellement "de confirmer un développement lent de la corrosion sous contrainte et d'observer l'existence d'une zone de compression qui bloque l'évolution du phénomène".



Le phénomène apparaît lié principalement à une question de "design des circuits", sans relation avec leur vieillissement, et est accentué par des contraintes liées au procédé de soudage, a expliqué Régis Clément.



"On projette de manière clairement plus fine les réparations à mener", a souligné Régis Clément. EDF prévoit de réparer en priorité les réacteurs Chivaux 1 et Penly 1 car ce sont des réparations "massives", a-t-il ajouté.



-Alice Doré et Dimitri Delmond, Agefi-Dow Jones; +33 (0)1 41 27 47 90; adore@agefi.fr ed: VLV - ECH



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May 19, 2022 06:59 ET (10:59 GMT)




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