L’agitation politique récente en France a secoué les marchés financiers, mais Barclays estime que le pire du choc pourrait être derrière nous et conseille aux investisseurs de voir la faiblesse récente comme une opportunité d’achat.
Le Premier ministre François Bayrou doit faire face à un vote de confiance le 8 septembre, quelques jours seulement avant les négociations budgétaires cruciales et une manifestation nationale prévue le 10 septembre.
Avec le Rassemblement National à l’extrême droite et le Nouveau Front Populaire à gauche qui devraient s’opposer à lui, les analystes de Barclays estiment qu’il y a peu de chances que le gouvernement de Bayrou survive.
« Si Bayrou tombe, il semble le plus probable que le président Emmanuel Macron nomme un nouveau Premier ministre issu de son propre camp pour poursuivre le travail budgétaire », note Barclays.
La banque soutient que ce scénario permettrait de réduire le risque politique après les récents pics. Les alternatives, telles que de nouvelles élections ou la démission de Macron, seraient plus perturbatrices, bien qu’elles soient considérées comme moins probables.
L’incertitude politique a déjà eu un impact sur les marchés français. L’écart OAT-Bund s’est élargi à environ 80 points de base contre 65 en début de semaine, approchant des niveaux atteints lors des élections anticipées de juin 2024. Les credit default swaps ont également grimpé près de ces sommets. Les actions françaises ont reculé, avec le CAC 40 en baisse d’environ 3 % et le panier domestique de Barclays perdant environ 7 %. Sur une base relative, le ratio cours/bénéfices du MSCI France se situe de nouveau près de ses plus bas niveaux.
Barclays souligne trois chemins possibles :
La performance sectorielle montre que les secteurs domestiques ont été les plus touchés. À l’écart actuel de 79 points de base : les banques reculent de 9,2 %, la construction et les matériaux de 8,6 %, et les assureurs de 7,6 %. Les services publics perdent 6,3 %, le transport industriel 5,5 %, l’automobile et les pièces 2,3 %, et l’immobilier 2,6 %. Les secteurs plus défensifs ou orientés à l’international s’en sortent mieux, avec la santé en hausse de 0,2 % et la technologie de 0,6 %.
Barclays estime que si l’écart se resserre, les banques pourraient rebondir de 4,7 %, l’automobile de 3,2 %, et la technologie de 2,7 %.
Un élargissement à 90 points de base aggraverait les pertes, avec les banques en baisse de 5,4 % et les assureurs de 4 %. À 100 points de base, l’impact serait sévère : les banques reculeraient de 10,5 %, l’automobile de 7,1 % et les assureurs de 7,7 %.
Globalement, les entreprises centrées sur le marché intérieur restent les plus exposées, tandis que les exportateurs, notamment dans le luxe, sont moins vulnérables aux chocs politiques locaux.
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